Pokémon - Twisted Destinies

Entrez dans le merveilleux monde de Pokémon. Votre aventure ne fait commencer et pourtant, le monde est contre vous. L'influence de la Team Plasma se fait de plus en plus grande. Quelles intentions se cachent derrière leurs beaux discours? Découvrez-le!
 
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 Codages

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Kaylie Monroe
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MessageSujet: Re: Codages   Sam 7 Mai - 19:36

La seule pensée que je parviens encore à formuler est : wow. Le talent émanant de cette toute petite créature m’épate encore. Sous ses airs réservés se cache un véritable diamant que je suis bien satisfaite d’avoir convaincu de se mettre de l’avant. Vu l’excitation sauvage qui brûle dans ses prunelles, je devine qu’il n’a pas souvent eu l’occasion de s’amuser véritablement lors de ces Concours aléatoires, ce qui explique peut-être le fait qu’il n’a toujours pas été adopté par un dresseur. Senshi a bien fini par se replier contre lui-même, derrière le mur préfabriqué d’une personnalité déjà difficile, peut-être un peu capricieuse et antisociable. Avec un sourire, je réalise que nous avons plusieurs points en commun lui et moi… comme par exemple notre tendance un peu drastique de nous couper du monde lors de la première rencontre, indomptables et farouches. Je ne peux pas lui reprocher ce caractère solitaire, ni même ses réticences primaires lors de notre rencontre tout à l’heure. Moi-même ne suis pas exactement facile d’approche. Je respecte son rythme, tout en constatant l’évolution ou plutôt le cheminement de son ouverture par rapport à moi. Je souris en constatant la puissance émanant de ce guerrier, mon partenaire désormais, alors qu’il décoche contre son adversaire toute la force de son Mur de Fer. De la défensive, nous sommes passés à l’offensive, oscillant entre les deux forces de l’insecte que dont je compte bien me servir pour remporter à la fois son cœur et une victoire qui parviendrait peut-être à racheter pour lui les déceptions passées.

Néanmoins Natsume riposte de façon tout à fait adéquate, tout d’abord en faisant reculer le Strassie jusqu’aux confins du terrain où il aura un peu plus de temps pour se défendre, puis en lui commandant une attaque qui vient me surprendre. Grêle? Une ceinture de cristaux de glace entoure bientôt la créature de pierre, barrière protectrice à l’énergie dévastatrice du Mur de Fer ayant entraîné les débris de roc à sa suite. Pendant quelques instants, je parviens à peine à distinguer la pauvre créature dans son bouclier tournoyant et glacé jusqu’à ce que la vague violente de débris ne prenne fin sur une note plutôt douloureuse pour notre adversaire. Malgré tout, ni lui ni mon ami japonais ne fléchissent. Le Strassie brille d’une poussière bleutée qui flotte tout autour de lui. Senshi sautille jusqu’à moi afin de se préparer à la contre-attaque, fatigué par sa précédente performance. Je lui offre un petit signe de la main pour lui offrir le courage de continuer. Le pire reste encore à venir. J’ai misé juste d’ailleurs. Du petit Pokémon de type Roche s’échappe soudain un pouvoir fulgurant, une spirale entraînant poussière et rochers sur son passage comme un firmament mouvant, prenant la direction assurée de l’insecte à quelques pas de moi qui se raidit. Je me raidis en voyant la spirale s’approcher, dangereusement près de nous. Et moi dans sa mire depuis le recul qu’a pris le Couverdure.

J’ai l’habitude. Entre Séismes et Surchauffe, en plus de toutes les techniques cherchant à terrasser mes alliés, j’ai subi à plusieurs des reprises des blessures d’une gravité minime lors de mes matchs. Il fait partie du boulot de dresseur de côtoyer le danger après tout. Néanmoins je reste figée devant la création de Strassie et Natsume, sidérée un instant par sa beauté spectaculaire et son aspect pour le moins hors du commun, une seconde de distraction qui aurait largement dû être utilisée afin d’évite la vague de débris entraînés par la spirale qui maintenant siffle autour de moi. Je ferme les yeux, comme prête à recevoir le coup, mais je n’entends plus qu’un son terrible qui m’électrise toute entière. Devant moi, Senshi a pris position en déployant tout autour de lui d’imposants murs protecteurs. Un son métallique s’échappe de l’endroit où la spirale le percute, pliant lentement mais sûrement devant la puissance du Pouvoir Lunaire du Strassie. Je me redresse de ma position instinctive de protection, reprenant mon sang-froid devant la détermination presque désespérée du Couverdure pour maintenir sa position défensive, me protégeant au passage de l’épais rempart d’énergie métallique tout autour de nous. Néanmoins, l’attaque lunaire de notre adversaire a tôt fait de renverser la barrière de Senshi pour venir le heurter de ce qui n’a pas été absorbé par sa protection.

Je crie son nom en le voyant tomber, certaine qu’il s’agit de la fin. Néanmoins telle une tâche fumante parmi les débris tordus de son mur métallique, le Couverture s’extirpe de la végétation à moitié brûlée, les oreilles frémissantes. Tout autour de lui, des parts de son Mur de Fer ont été éparpillées, maintenant recouvertes de la fine poussière glacée de Strassie, leur offrant des propriétés miroitantes. Fichés dans le sol, ces lourds éclats pointent dans toutes les directions possibles alors que la fumée et la poussière se dissipent pour nous exposer, Senshi et moi. Je n’ai aucune idée de ce qui va suivre à présent, j’ignore que faire ou que préparer pour cette finale maintenant que le temps nous est compté. Tout un monde de possibilités s’offre à nous, tout un monde de nouveautés où je ne suis encore qu’une piètre débutante. Mais l’assurance témoignée par le Couverdure alors qu’il s’avance en direction du terrain m’inspire à poursuivre sur ce chemin où nous avons posé nos premier pas.

«Okay Senshi. Il est temps de se venger en bonne et due forme.»

Puis qui a dit que toute guerre doit être jolie et basée sur des émotions parfaitement saines? La colère est un combustible aux plus puissantes des ardeurs, que je devine monter chez mon partenaire. Loin de moi l’idée de l’attiser l’avantage, simplement de concentrer cette énergie vers un objectif palpable. Un étrange cri s’échappe de lui alors qu’une aura sombre l’entoure avant de se disperser telle une ombre sur le terrain, recouvrant le ciel dépourvu de nuages, assombrissant la végétation de ténèbres insaisissables. Le terrain maintenant prisonnier des ombres malsaines du Couverdure ondule d’un vrombissement désagréable, une pulsion lointaine et pourtant bien réelle… une sorte de bourdonnement qui cause une distorsion de tout ce qui se trouve sur le terrain. Les images et les sons me parviennent de façon inégale, étirés et confus. Voilà exactement ce que souhaitait Senshi, imposer sur ce terrain son propre état particulier. Je souris impressionnée malgré l’inconfort occasionné par le Bourdon qui rend chacun de mes gestes las et maladroit. Voilà un terrain apocalyptique, et je compte bien profiter de la rancœur du petit guerrier pour terminer ce Concours en beauté.

«Senshi, il est temps de profiter de cette scène. Utilise ton pouvoir végétal.»

Le Couverdure déchiffre bien mes paroles. Il ne possède qu’une seule attaque de type Plante dans son arsenal, Tranch’Herbe. Il relâche devant lui un nuage de feuilles sombres et tranchantes qui se répandent sur le terrain telle une nuée d’oiseaux noirs.
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Kaylie Monroe
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MessageSujet: Re: Codages   Dim 3 Juil - 21:49

J’espère encore les entendre. À ma poursuite, leurs souffles épuisés formant un nuage vaporeux dans cette matinée givrée. Leurs cœurs battants d’une chamade désespérée, la chanson dictant leurs pas jusqu’à moi, cette entité perdue dans un monde trop grand. L’hiver me paraît si triste en ce matin figé, silencieux. Scrutée de haut par les arbres décharnés et tordus, je progresse au hasard en pestant contre l’immensité de cette vallée gelée ayant égaré mes pas, contre ces frères qui dorment encore dans leur paisible indifférence de ce choix déchirant mon existence depuis cette nuit encore. Je frissonne de penser que ma destinée a pris cette nuit un tournant inespéré, à la fois désirée ardemment dans un secret encore intact, à la fois teinté d’une culpabilité profonde qui me rend inattentive à ma progression hasardeuse. À cette heure, il m’aurait fallu atteindre le Chemin du Tonnerre, l’avoir même traversé aux premières lueurs du jour afin d’éviter l’achalandage accru des monstres contre la chaussée et me permettre un passage facile. Mais mes pensées n’en peuvent plus de me désorienter, si bien qu’il me semble avoir pris un mauvais tournant quelque part. Je n’ai pas encore l’audace de me dire perdue, néanmoins j’ai aucune idée comment accéder à mon objectif à partir d’ici. Mes frères continuent de me hanter, tout comme mes terribles remords qui ne sauront s’apaiser qu’une fois la conviction de mon choix entièrement assumée.

Je ne reconnais aucune odeur ici, baignée d’inconnu. Je n’ai rencontré jusqu’à présent que les odeurs évaporés de chats étrangers, incapable de les identifier. Je n’ai connu des Clans que les marques du Clan du Vent, ainsi que celles de la Lune dont l’Astre côtoie les terres. Celle-ci m’apparaît étrange, trop diffuse encore pour vraiment y mettre une origine, mais il s’en dégage une certaine amertume, les odeurs de la terre meuble peut-être. Sur les herbes encore un peu droites après une nuit fraîche, je ne repère non plus le passage de gibier, la faim me tenaille. Mon dernier repas remonte à la tombée du jour, plusieurs heures auparavant. Je soupire en tentant une fois de plus de repérer le Chemin du Tonnerre, sans grand succès, quand par inadvertance mes pattes rencontrent une surface humide qui s’accroche à mes pattes dans un bruit désagréable. De la boue. Une surface miroite encore les herbes ici luxuriantes malgré la saison froide, odorante et fascinante. Une eau épaisse, presque saisissable, verdâtre. Je la contemple sans comprendre, jusqu’à me lasser. Mon intérêt ne se conserve que quelques secondes éphémères, déjà je me détourne quand une voix faible attire mon attention, à quelques longueurs de queue de souris. J’émerge de derrière un buisson pour trouver, tapie contre elle-même, une silhouette juvénile qui respire la peur. Un rictus étire mes lèvres. Je m’amuse de cette terreur aussi soudaine qu’infondée, je ne représente guère une menace pour cette novice malgré les quelques lunes que je possède de plus qu’elle.

La jeune femelle arbore un pelage tel que je n’en ai jamais vu, duveteux et soyeux, une débandade de teintes chaleureuses. Ainsi hérissé, il ne suscite néanmoins que mon amusement, surtout lorsque la cadette se récrie en ma direction en tentant de paraître brave. Je m’assieds simplement contre mes pattes arrière, la scrutant avec une pointe de surprise. Une apprentie ne devrait pas sortir sans un maître pour l’accompagner, du moins pas à cet âge. Il me plaît de penser que, comme moi, cette étrangère se laisse tenter d’une étincelle rebelle. Pour l’instant, je m’adresse à elle d’une voix forte et sans prétention afin de ne pas l’effrayer.

«On se calme, amigo, tu n’as pas à avoir peur de moi! Juste une novice comme toi. Mon nom est Nuage de Ronces.»

Je la salue d’un mouvement sympathique de la queue. Il se dégage d’elle, sous l’infect parfum de la peur, la même odeur reconnue un peu plus tôt. L’apprentie sent un peu comme le marais, la vie qui pulse dans sa version la plus pure et primitive. L’effluve a quelque chose d’amer, sans être véritablement désagréable, au contraire.

«Si ça peut te rassurer, je n’ai pas l’intention de te faire du mal. J’imagine que toi, tu ne fais que défendre ton Clan avec honneur, n’est-ce pas? Ce n’est pas grave, je ne le prends pas trop mal, juste évitons de nous sauter à la gorge, je ne suis pas ton ennemie. À vrai dire… euh… Je suis ici par erreur. Tu peux me dire où on se trouve exactement?»

Ma confusion ne fait aucun doute désormais alors que je lui offre un petit sourire qui témoigne de mon auto-dérision. Dans tous les cas, j’accueille cette conversation avec un certain soulagement. Cette inconnue pourra peut-être m’indiquer le chemin à suivre et sinon, elle aura au moins le mérite de me distraire de mes pensées indomptables.
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MessageSujet: Re: Codages   Mar 5 Juil - 21:37

Contrairement à son triste interlocuteur, Torrent de Foudre se complaît dans sa solitude. Elle l’enveloppe de son manteau d’hermine, à la fois lourde et rassurante pour celui qui l’accueille telle une salvatrice de tous ses maux. Enchanteresse et maternelle, elle s’est accrochée à lui dans l’élan de ses errances, lui apportant une paix que Rubis Obscur, lui, ne cherche qu’à briser. Le chat de l’Ombre l’aura probablement côtoyé trop longuement, en aura connu les vices tout aussi puissants que les bien faits qui bernent son cadet de quelques lunes à peine. L’un comme l’autre, mûris trop rapidement, comme décharnés dans une enveloppe trop grande, étrangers et pourtant semblables. Mais la solitude les oppose, l’un cherchant en elle le repos qui le fuit auprès des siens, l’autre incapable de faire face à ses démons solitaires un seul instant de plus. Le guerrier de la Lune observe à regret l’inconnu qui lui paraît étrangement calme et détaché. Son œil dupé ne parvient à voir les indices pourtant palpables chez le matou au pelage sombre, sans doute n’aurait-il rien vu même si on le lui avait fait remarquer. S’il a l’habitude d’être perspicace, il n’en connaît pas assez sur sa propre espèce pour établir quelque théorie sur l’état particulier de son vis-à-vis, ou peut-être ne s’en soucie-t-il tout simplement plus, plus après que sa peine à lui-même n’aille laissé derrière que fatigue et amertume.

Puis que dire de cet énergumène? Torrent de Foudre l’observe d’une indifférence obstinée, avec la part de réserve hautaine qu’il réserve habituellement aux inconnus, même un peu de froideur et de mépris. L’autre ne mérite en rien sa prudence mesurée et arrogante. L’autre lui paraît étrange, trop enthousiaste peut-être sans véritablement s’investir entièrement dans une conversation, sa réponse décontractée accompagnée d’une énième question que le guerrier lunaire ne se sent pas la foi de répondre. Il se demande pourquoi l’autre l’embête de sa présence, de ses questionnements, sans lui fournir lui-même ne serait-ce qu’un nom. Et lui, dans son obstination habituelle, se refuse de s’abaisser à le lui demander. Il lui offre simplement une œillade étrange avant de secouer la tête. Il en vient à se questionner sur la beauté suggérée par Rubis Obscur. Il ne voit en ce saule qu’un arbre empreint de nostalgie, et le gardien de son sommeil sans songes. Torrent de Foudre se redresse paresseusement et s’étire, faisant jouer son impressionnante musculature. Là où le guerrier manque en finesse et rapidité, il compense par une force à l’état brut, accentuée par sa carrure imposante. Inutile de s’en servir aujourd’hui, son vis-à-vis n’a rien d’un danger ou d’une menace.

«Hum. Je cherchais un peu de solitude histoire de m’éviter les questions inutiles.»

Là, le matou tigré soupire, en espérant avoir été assez clair pour que l’inconnu comprenne ce qu’il suggère. Qu’il est dérangé, qu’il n’a pas envie de répondre à des questions. Aujourd’hui, il a simplement envie d’un goût, aussi furtif soit-il, de simplicité. Le silence retombe entre eux, jusqu’à ce qu’un profond soupir ne vienne secouer le guerrier lunaire. Un soupir las, fatigué, un soupir profond et ancien. Le soupir d’un cœur alourdi et rattrapé par ses démons. Torrent de Foudre se relève une nouvelle fois, cette fois pour se diriger lentement vers les branches du saule.

«Je te laisse donc à ton exploration, étranger, puisses-tu trouver ce que tu es venu chercher.»

Ainsi le matou tigré s’oriente vers une sortie végétale de sous le saule, ne sachant vers quelle destination se guider. Sous les branches tristes de l’arbre, il s’arrête cherchant une issue à son dilemme. Devrait-il rentrer auprès des siens?
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MessageSujet: Re: Codages   Ven 8 Juil - 15:46

Pourtant, leur souffle comme sur ma nuque. Je me demande si la sensation s’apaisera d’elle-même, si je trouverai la paix tant espérée auprès du Clan qui m’a vu le jour. Chaque pas vers ma destination comme une incertitude grandissante, et cette novice une distraction salvatrice à l’envie pressante et culpabilisante de rebrousser chemin. Impossible. Il ne faut pas y retourner, ce serait de me condamner à une vie toute tracée par un père déjà assez instable avec lui-même. Si mes frères se laissent convaincre de ses paroles manipulatrices et de ses jeux de fumée, mon cas est différent. Depuis toujours, je vibre d’un sentiment indépendant, d’un besoin de liberté qui se trouve entravé par notre paternel malgré toutes ses bonnes intentions. Ma mère, mon Clan, mes amis me manquent, toute une vie dont on m’a déraciné en me faisant croire qu’il s’agissait de la meilleure solution. Mais je ne dois pas penser à tout ceci, à mes raisons comme aux arguments servant à me détracter. Rien n’importe plus que l’instant présent, constitué désormais d’une simple rencontre avec une jeune apprentie qui semble à peine sortie de la pouponnière vu son inexpérience. Je suis rassurée de voir que le zèle habituel des nouveaux novices ne s’est pas traduit chez elle par une agressivité excessive, je souhaite réellement nous éviter à toutes les deux un combat qui consumerait temps, énergie, et qui pourrait certainement mal se terminer. La violence inutile ne me plut jamais, encore moins devant un visage amical. La posture de ma vis-à-vis change progressivement et je peux la sentir se détendre, ce qui me soulage.

Néanmoins, si elle n’entravera pas mes voyages, elle ne semble pas plus en mesure de me venir en aide. Son propre territoire lui semble encore nouveau, ce que je ne peux que comprendre. Une part de moi-même est terrifiée à l’idée de renouer avec mon ancien royaume, pour me perdre dans l’immensité de ses landes, incapable de trouver le chemin du campement et destinée à errer sans but. Un peu comme maintenant. Je soupire en m’enfermant dans mes réflexions, tentant de retracer mes pas jusqu’à arriver ici. La vérité est que ce monde est si vaste… Je n’en connais encore que des bribes, tout comme l’apprentie qui est aujourd’hui bien placée pour le savoir. Ma déception est palpable, comme une part de mon trouble, je crains de ne jamais retrouver les miens. Déjà la faim me tenaille, et si je sais chasser à peu près ma technique n’a absolument rien d’exceptionnelle… et si je mettais des jours avant d’avoir assez de chance pour capturer une proie? Je me rabroue. Le pessimisme n’a jamais été une option pour moi. Il me faut continuer d’y croire, puis je ne suis pas totalement seule. Deux têtes valent mieux qu’une dit-on n’est-ce pas? Un sourire s’affiche à nouveau sur mon visage expressif, quand il se défait pour se couvrir d’horreur.

«N-non ! Pas ton frère. Les frères ne comprennent jamais rien de rien… Puis si un guerrier me trouve sur le territoire de l’Ombre, il n’aura pas la même clémence j’en suis certaine. Tu connais les adultes, figés dans leurs petites convictions… Vaut mieux y aller toi et moi, Nuage de Chouettes.»

Joli nom, qui lui sied à merveille. Tout comme mon nom décrit parfaitement l’état de mon pelage, le sien évoque les teintes complexes qui animent sa robe bien lustrée, contrairement à la mienne. Si elle est plutôt maigre et chétive pour son âge, je peux déjà l’imaginer agile sur ses pattes, probablement même rapide et dévastatrice de ses coups précis. Une bonne chose de la rencontrer donc à cet âge plutôt qu’une fois guerrière. Il me semble que bon nombre de chats changent une fois leur nom proclamé par le meneur, comme si toute cette attention leur montait à la tête. Je me suis promis il y a longtemps de ne jamais laisser cet instant me transformer. Nuage de Chouettes donc. Je lui adresse un petit sourire d’excuse après ma brusque embardée.

«Pardon, j’ai un peu faim, je peux être un peu bruyante lorsque c’est le cas. Enchantée, Nuage des Chouettes, c’est un honneur mademoiselle.»

Moi qui a entendu toutes sortes de rumeurs étroites sur les chats de l’Ombre… Voilà une belle poignée de balivernes. La novice qui me fait face n’a rien des monstres puants qu’on me décrivait étant petite. Bien au contraire, elle me semble sympathique et euh… parfaitement propre? Je renifle un coup avant de m’adresser à nouveau à elle, un peu gênée de lui solliciter de l’aide, même si j’apprécie la compagnie.

«Je n’aimerais pas qu’on te fasse des problèmes de m’avoir aidé. Je me dirige vers le Clan du Vent, et si tu pouvais m’aider au moins à trouver le Chemin du Tonnerre, je t’en serais vraiment reconnaissante!»

Une once de charme danse dans l’émeraude de mes prunelles. Je n’aime pas manipuler les émotions des autres, ce comportement me rappelle bien trop les agissements incorrigibles de mon père. Néanmoins je ne peux réfuter la vérité, nous avons tous les deux hérité de ce même gène de la persuasion. Ainsi qu’une indomptable détermination lorsqu’il en vient de parvenir à nos fins.

«Puis pour te remercier, je te chasserai un petit repas!»

Même si elle s’est déjà proposé, on n’est jamais trop prudent, je ne voudrais pas qu’elle se désiste maintenant quand même!
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MessageSujet: Re: Codages   Dim 17 Juil - 11:55

Sur tes lèvres poètes
J’ai dessiné
Un sourire allégé
Et ces mots que j’ai en tête

De tes yeux plein d’allégresse
La passion j’ai deviné
Ces paroles, en toi, protégées
Et ton talent tout en finesse

Les mots. Une fascination grandissante pour une jeune âme lunatique tapie contre la branche du vieil arbre surmontant le campement. L’oiseau de la jeunesse profitant inconsciemment de ses derniers instants libres et paisibles, à jouer avec les mots comme le fait son père. Suivant les traces de son géniteur poète, Petit Oiseau prend un malin plaisir à s’approprier son langage, laissant filer son imagination fertile sur les landes de la créativité. Peu autour de lui apprécient son talent non-négligeable qu’il développe un peu plus chaque jour, on s’impatiente de ses comptines et autres poèmes, chantés ou non, qu’il récite à qui veut (ou pas) l’entendre. Néanmoins le jeunot s’obstine dans sa passion, ne laisse plus le regard d’autrui le forcer à abandonner une part de lui-même désormais trop importante pour s’en défaire. Le mépris de ses semblables, il en a pris l’habitude de toute façon. Voilà d’ailleurs venir sous son arbre deux apprentis particulièrement cruels à son endroit, Nuage d’Épine, une femelle au pelage sombre et à l’intense regard jaunâtre, ainsi que son frère Nuage de la Buse, lui tigré et costaud pour son jeune âge. Les deux apprentis lèvent le regard vers lui en échangeant un rire méprisant qui suffit au petit à cesser sa tirade, pour simplement les observer avec une sorte de tristesse contenue. Le comportement de ses aînés l’affecte, malgré sa conviction dans son passe-temps. Encore une fois, il se demande ce qu’il a fait pour mériter autant de haine, aussi subtile soit-elle.

Puis l’appel retentit, pire encore que les regards condescendants de ses pairs. Le sang du matou au long pelage immaculé se fige de terreur alors que la silhouette de sa grand-mère se dessine contre le promontoire. Petit Oiseau a beau tenter de chasser l’étau d’incertitude lui entravant la gorge, il connaît parfaitement les raisons de la venue de leur meneuse sur ce même rocher. Quelques jours auparavant, n’ont-ils pas eu tous les deux une conversation à même sujet après tout? La peur aux tripes, le chaton redescend de sa cachette tout en hauteur avec une grâce développée au fil des lunes, forgée par l’habitude. Il accourt comme tous les autres auprès de leur Chef qui paraît pleinement décidée, et qui ne tarde pas à appeler à elle les petits pressentis à devenir novices. Terrifié à l’idée de passer ce cap, Petit Oiseau trouve sa sœur alors qu’ils s’avancent d’un même pas, se presse contre elle pour y chercher réconfort. Toute sa vie, il lui semble, l’idée de devenir guerrier l’a séduit, jusqu’à ce qu’il comprenne résolument les responsabilités de celui-ci. Le jeunot ne peut s’imaginer tuer, ne serait-ce que la plus éphémère des souris. Apprendre à se battre lui paraît brutal et insensé. Comment parvenir à ses fins dans un monde militaire, axé sur une performance qu’il se sait déjà incapable d’accomplir à la hauteur des attentes?

Pendant quelques instants paniqués, Nuage d’Oiseaux se perd dans la contemplation de ses insécurités grandissantes, jusqu’à ce qu’une silhouette familière ne s’approche de lui. Avec un hoquet de surprise, le petit réalise enfin ce que vient de décréter la meneuse… Éclair Ambré est son mentor! Le soulagement et la joie explosent dans ses prunelles émeraude alors qu’il se précipite aux devants, se blottir contre la poitrine touffue de son frère.

«Oh, Éclair Ambré, j’espérais tellement que ce soit toi!»

Ses ronronnements émus envahissent le pied du promontoire et ne cessent plus jusqu’à l’annonce soudaine de leur Chef. Non loin de Nuage d’Hymne tout juste jumelée avec leur grand-mère, il écoute attentivement les nouvelles instructions de leur meneuse, surpris mais rassuré de ces mesures. Il voit en Étoile de Mystère la définition même de la sécurité, un sentiment qu’il recherche de par sa nature craintive. Il hoche la tête de façon décidée devant ses mots, en sachant pertinemment qu’il n’aura jamais le courage ni même l’envie de braver ses règles. Il sursaute à la mention de recherches pour retrouver Caresse de l’Aile, sa tante disparue depuis plusieurs lunes. Il ne conserve d’elle qu’un souvenir flouté bien que sympathique, espère toutefois qu’on la retrouve. Son regard s’égare vers son père, qu’il sait affecté de la disparition de sa sœur. Par réflexe peut-être, Nuage d’Oiseaux presse son museau dans le pelage de sa jumelle.

«J’espère que toi tu ne disparaîtras jamais Peti… Nuage d’Hymne.»

Son cœur s’en serait, juste à cette horripilante pensée.
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MessageSujet: Re: Codages   Mer 17 Aoû - 19:46

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LOSTin thoughts
Il me vient encore une fois le doute. Celui de parvenir à lui venir en aide. Malgré toutes mes intentions louables, je patauge encore maladroitement dans mon intervention auprès de lui. Je ne me fie qu’à mon instinct, à ce qui aurait son pouvoir sur moi. Sky, mon ancien maître, a utilisé une technique semblable lors de nos entraînements privilégiés. Je me souviens avec une certaine amertume de la froide détermination de mon mentor, de sa présence tout aussi discrète que chaleureuse. Combien j’apprécierais sa guidance, aujourd’hui comme bien souvent. Tant de défis qui m’échappent, tant de choses que je ne comprends pas encore, Natsume me le rappelle de façon bien cruelle. Comprendre celui qui pourtant tente de s’ouvrir, comprendre celui qui pourtant siège parmi mes rares proches, comprendre celui venu chercher de l’aide. Une tâche acceptable, accessible, et qui m’échappe. L’abattement me happe alors que je me retrouve au tapis, fuyant son regard alors qu’il se penche au-dessus de ma carcasse vide. Tant pis, de le faire basculer aura au moins le mérite de m’avoir défoulée. La colère de tout à l’heure s’est dissipée pour ne laisser derrière elle qu’un engourdissement résigné et un vil sentiment de honte mêlé d’impuissance. Même aujourd’hui, je parviens à échouer à protéger et assister mes proches. Je me demande quand le vent tournera de ce côté. S’il m’est même possible de prendre mon propre conseil et de me relever.

Dans tous les cas, Natsume s’exprime à nouveau, sa voix brutalement froide. Je déteste le voir ainsi, reculé dans ses propres réserves, parfaitement inatteignable. Ses mots, par contre, me parviennent cette fois avec une netteté qui me tire un soupir de soulagement. Les émotions humaines m’enlisent dans la confusion la plus totale. Le reconnaître en moi et les dompter m’apparaît déjà tel un défi de taille, alors composer avec celles des autres… La colère, néanmoins, s’affiche autrement. La rage, la frustration… Je connais. Parfaitement. Si bien que je repousse doucement mon interlocuteur avant de secouer la tête et de me redresser tant bien que mal.

«Tu sais, Natsume, tu es vraiment une tête de jambon. Depuis tout ce temps, je t’écoute, tu m’orientes maladroitement vers une série de solutions qui au final ne servent à rien. Car que je te rassure au sujet de tes recherches ou même de ta propre valeur importe peu. Tu es juste fâché. Et sincèrement, je comprends. Je comprends que tu t’en veuilles, que tu en veuilles à ceux qui t’ont fait ceci, au monde entier même. Et que tu en ailles plein les bras de toute cette rage.»

Je lui tends la main et l’aide à se relever à son tour avant de pointer son ventre.

«Je te gage même que ça s’accumule juste là, que parfois tu en as la nausée et que parfois tu te sens prisonnier de ton propre corps. Tu crois que je n’ai pas compris, Natsume, mais tu as tort. Je t’ai dit tout ce que je croyais que tu avais besoin d’entendre, mais j’ai fait ce qui moi me soulage lorsque les émotions me torturent. Moi, je frappe. Mais il y a d’autres moyens. Hurler, courir ou frapper sont mes favorites, déchirer quelque chose aussi parfois. Il faut que ça sorte.»

Je tapote distraitement le sac de frappe avant de soupirer à nouveau.

«Puis après il faudra pardonner Natsume. Mais ça prendra du temps. Je ne crois pas avoir pardonné encore.»

Mon regard s’égare dans mes souvenirs que je ressasse avec amertume. La colère me consume, présente, l’alimentation même de tout mon être semble-t-il, une colère ancrée, indissociable de mon âme désormais.
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MessageSujet: Re: Codages   Mer 17 Aoû - 20:07

Les élans de générosité parviennent toujours à me tirer quelques rougeurs de malaise. Non pas que je n’apprécie pas le geste, néanmoins je ne parviens pas à expliquer la touchante proposition de la jeune fille. J’ai grandi dans une mentalité un peu différente, égocentrique voire même égoïste. À affronter trois frères sans cesse pour ma part du butin, de me battre pour obtenir ce qui me fait envie me semble bien plus naturel que simplement de le recevoir sans même ouvrir la bouche pour demander. Je scrute la rouquine avec un sourire confus, tentée quand même de pousser mes avances. Car si on m’offre cinquante dollars ainsi, c’est bien qu’il y a anguille sous roche, n’est-ce pas? Malgré mes tentatives douteuses afin de la draguer tout à l’heure, il semblerait que je lui aille tombé dans l’œil après tout… À moins que je ne sois encore en train de me monter la tête inutilement. Oh, seigneur. Pourquoi fallait-il qu’elle soit si généreuse? Maintenant je ne sais plus que penser. Je me sens particulièrement vulnérable à l’instant, si bien que je ne remarque pas tout de suite l’animosité dans la voix de l’adolescente alors qu’elle s’exprime au sujet de la drogue et de l’alcool. Je ne réalise qu’en relevant la tête pour me buter à des prunelles assombries. Probablement un sujet sensible. Je n’ose pas la questionner d’avantage. J’ai su me confier à elle, mais je n’en demande pas autant de son côté, quoi qu’il me plairait bien de connaître l’histoire croustillante sous la frustration contenue d’Aëliane.

Sous ses airs doux, mon interlocutrice dissimule un caractère bien trempé qui me tire une moue amusée. Dans tous les cas, elle ne semble pas disposée à essuyer un refus de ma part, et s’empresse même de quitter avant de me donner la peine de répondre pour ranger mon cabaret. Eh ben. En haussant les épaules, je glisse la liasse de billets dans mon portefeuille, animée toujours du même malaise. Si je n’avais pas particulièrement besoin de cet argent ce soir, je me permettrais d’inviter la rouquine à sortir. Je réalise par contre que dans nos états de fatigue respectifs, il vaudrait mieux trouver à se reposer rapidement… Mais doit-on vraiment terminer la soirée ici? À vrai dire, je suis touchée par l’acharnement témoignée par cette pourtant inconnue. Un empressement un peu douteux, soit, mais qui me plaît. Dans la confusion de cette journée particulièrement houleuse, la pensée d’avoir une alliée tranquille et posée comme Aëliane me plaît. Lorsqu’elle revient, je lui souris.

«J’ai pris ton argent, t’inquiètes. Par contre, je ne te laisserai pas repartir les mains vides.»

Je fais passer au-dessus de ma tête ma chaîne dite «porte-bonheur», une simple chaîne argentée simple que je glisse entre les doigts de la rouquine. Lorsque mes doigts effleurent les siens, je me retire vivement, comme de peur de l’effrayer.

«C’est la chaîne que m’a offert ma mère à mes douze ans. Elle ne me quitte jamais. Si je sais que tu la portes sur toi tant que je n’aurai pas rempli ma part de la dette, alors j’ai la certitude que je te rembourserai. Oh et prend ça aussi.»

Je lui tends un morceau de papier que j’ai griffonné rapidement.

«Mon numéro de téléphone. Si t’as besoin d’un truc un jour. Ou pour t’assurer qu’on n’aille pas retrouvé mon corps à Central Park.»

Nouveau sourire.
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MessageSujet: Re: Codages   Mer 17 Aoû - 21:01


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feat. Tristan Weber & Samaël Enodril
Avant de procéder à l’avènement total de notre relation, il me fallait au moins offrir ma version des faits. Lui exposer avec quelle douceur je pouvais égarer mes pensées jusqu’à lui. Sans plus aucune réserve, désormais, je pouvais m’abandonner à nos baisers maladroits qui provoquaient quelques rires nerveux une fois nos souffles désunis. Je tenais à ce qu’il comprenne ma vulnérabilité, entre ses mains plus fragile que jamais, afin peut-être d’épargner ce cœur rapiécé. Cette mise à nu de mon passé amoureux aura eu le mérite de me soulager d’un certain poids, même si Tristan connaissait quelques bribes déjà de ces quelques souvenirs amers. De le comparer maintenant à mes précédents petits copains me paraît un peu précipité. Subsiste encore en moi quelque méfiance blessée par mes expériences passées, et une nouvelle perspective offerte par mon célibat forcé des derniers mois. Néanmoins, je reconnais sans mal la différence. Mes premiers amours avaient la saveur de passions rapidement consommées, avec des inconnus souvent plus âgés et indifférents. L’éleveur, avant ces quelques aveux, formait déjà un cœur important de mon existence, un pilier sur lequel j’ai compté de nombreux mois avant de lui prêter allégeance. J’ai eu l’occasion de tester sa loyauté à quelques occasions déjà, lui pour ne jamais me faillir. Une relation comme celle que nous entamons aujourd’hui a un goût tout à fait différent, néanmoins je m’autorise, ne serait-ce qu’un peu, à faire confiance à l’avenir qui se dresse pour nous.

«Je n’ai souffert véritablement que de l’incertitude… C’était difficile de toujours t’espérer tout en culpabilisant sans cesse à l’idée que je pourrais mettre en l’air notre amitié. Tu n’as pas à t’excuser pour tout cela. Après tout, il s’agit de ta première histoire de la sorte… et malgré mon «expérience» je dois m’avouer tout aussi novice en la matière.»

Tristan est adorable. Son empressement me fait fondre, me rassure aussi. Toutes les fois où j’ai culpabilisé de l’entendre prononcer ces mêmes mots, combien de fois ai-je provoqué la risée de ma patronne qui a surveillé l’évolution de ma relation avec Tristan de près. Elle me prétendait trop naïve, que je n’attendais en vérité qu’une poignée de désillusions d’adolescente. Soit. Le Weber et moi partageons cette caractéristique, ce regard encore un peu inexpérimenté sur la vie et les relations humaines, notre jeunesse ponctuée de tragédies qui nous ont peut-être figé à cet état d’esprit primaire. Dans tous les cas, je fonds devant mon tout nouvel amoureux, si bien que lorsqu’il me prend dans ses bras, je sursaute dans un cri aigu. Je m’accroche fermement à lui dans la crainte de tomber. Heureusement pour lui, je ne suis qu’un poids plume entre ses bras plus fermes et solides que je ne l’aurais cru. Je rougis tout en lui offrant un regard faussement offensé, avant d’éclater d’un rire qui vient chasser mes derniers doutes. Il suffit de se morfondre sur son passé. Ce jeune homme à mes côtés dessine un tout nouvel avenir pour nous.

«Ça me va très bien, Tristan, tu fais ce que tu veux de moi.»

Je lui fais un petit clin d’œil qui aurait rendu très fière ma cousine sans l’ombre d’un doute, mais qui de l’extérieur doit probablement paraître plus adorable que véritablement séducteur. Dans un soupir teinté d’affection, je me blottis contre sa poitrine, savourant pleinement cet instant. Je suis la copine de Tristan Weber. Par Arceus, depuis le moment que j’en rêve.

«Hehe, eh oui je suis ta copine. J’en connais quelques-uns qui vont se moquer de nous d’avoir attendu si longtemps pour nous mettre ensemble. Mais tant pis. C’est aussi bien d’avoir pris notre temps.»

Le soleil contre ma peau, le marron de ses prunelles, l’éclat doucereux du soleil ne m’ont jamais semblé si précieux.

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MessageSujet: Re: Codages   Ven 19 Aoû - 20:20

Le vent tourne(ra)

feat. Julianne Eriksen

Pendant une poignée de secondes tout aussi paniquées que ridicules, j’envisageai la possibilité qu’on m’apprenait à l’instant ma paternité. Une inconnue m’apparaissant familière, venue me rencontrer et me glissant à l’oreille qu’elle conservait pour moi quelque histoire à raconter, puis ce cliché inattendu de celle qu’elle présentait comme sa fille, Makoto… Quelques instants, oui, je me demandai si lors de bévues teintées d’alcool, je n’avais pas commis l’inimaginable, avant d’écarter rapidement l’idée. Déjà enceinte lors des événements de juillet, Julianne ne pouvait me prétendre père de sa progéniture, d’autant plus qu’à l’époque, je sortais tant bien que mal de mon combat contre le cancer et que me trouvais encore maladroitement amoureux d’un jeune homme que je ne méritais nullement. Puis il y avait, pour couronner le tout, l’argument immuable : je ne m’étais jamais abandonné entre les mains d’une femme, l’avais encore moins désiré de près ou de loin. Alors que mon esprit s’éclaircissait quelque peu, je réalisais ma sottise avec une certaine déception. Il y avait bien un mauvais côté à mon orientation amoureuse, celle de ne pas pouvoir vivre les plaisirs d’une naissance naturelle. Un jour, pourtant, il me plairait de connaître les joies accompagnant la paternité, d’autant plus que j’en vivais régulièrement un avant-goût en compagnie des enfants de mes amis. Je souris tendrement à l’inconnue devant le joli minois de sa fille, curieux tout de même de connaître son rapport avec moi. Peut-être me confondait-elle avec un autre? Les imposteurs se faisaient nombreux ces derniers mois, portant la cape argentée dans un jeu d’illusions servant parfois à ternir mon image.

L’air béat d’incertitude se peignant progressivement sur mes traits dû la mette au fait quant à ma confusion. Je cherchais toujours à suivre le courant de sa pensée, marchant de façon plutôt incertaine sous les lampadaires. Avec les symptômes entourant l’excès venait toujours le regret de ma précédente consommation. Il me semblait que mes pas s’enfonçaient dans un bitume spongieux. Je dus forcer mon attention pour la poursuite du récit, ce que je ne regrettai pas du tout au final. Les paroles de la jeune femme vinrent aussitôt me toucher, et je fus pris d’un énorme vertige de réaliser que mes actions avaient pu révolutionner une vie. Tout mon corps s’en stoppa, interrompant notre balade tranquille dans les rues de Baguin, et je la scrutai pour la première fois réellement, mon regard s’embuant d’une émotion sincère. Tout, dans nos vies, n’était que hasard. Le hasard avait probablement causé cette grossesse, puis m’avait placé sur le chemin de Julianne. Makoto, par un concours de circonstances, avait vu le jour, une étincelle dans l’existence de sa propre mère. Je ne pus réprimer un sourire, avant de toucher ma poitrine, tentant maladroitement d’exprimer ma gratitude pour ces quelques paroles qui viendraient assurément adoucir mes nuits.

«M-merci, m’dame… C’est… Je suis profondément touché et… J’espère que Makoto… Oh Arceus… merci de me dire de telles choses…»

Il me déplaisait profondément de ne savoir lui exprimer adéquatement mon ressenti. À vrai dire, les sensations accompagnant mon excès me rendaient désormais mal à l’aise, et je regrettais de plus en plus de paraître ainsi devant elle. Quel piètre sauveur et révolutionnaire d’existence je faisais à présent, titubant contre mes jambes frêles, pâle sous la lueur inégale des lampadaires. Un soupir m’échappa, mes traits s’assombrirent.

«Je dois vous paraître bien différent d’à l’époque. À vrai dire, je ne me sens pas très bien.»

La tête me tournait dangereusement et je m’écroulai à nouveau contre un banc. La honte amplifiait les élans désagréables dans ma tête et mon estomac et je portai une main tremblante à mon visage tout en soufflant misérablement :

«Je suis désolé…»

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MessageSujet: Re: Codages   Mar 13 Sep - 11:56

«Tu sais ce qu’ils signifient, Akemi?»

La perplexité animant ses traits me tire un sourire. Devant nous s’étend une quantité impressionnante de hiéroglyphes qui forment des phrases et des dessins. Mes pas me mènent jusqu’au mur peint, effleurant des doigts les formations longilignes qui me rappellent fortement les formes empruntées par les Zarbis. D’ailleurs, le mien flotte à ma suite en suivant le moindre de mes gestes alors que je dirige la lampe vers la paroi de pierre. Pour sa part, la Galifeu poursuit son observation méticuleuse de ces écrits anciens, sans trouver réponse à mon questionnement rhétorique plutôt que spécifique. Même si la guerrière de feu savait s’exprimer avec autant de fluidité que n’importe quel humain, elle en viendrait rapidement à la même conclusion. Même si nous parvenons à déchiffrer quelques uns de ces étranges caractères, il est insuffisant pour comprendre le sens véritable des mots des civilisations anciennes. Avec un soupir cette fois, j’hausse les épaules. Si de nombreux spécialistes auront échoué à découvrir les paroles des ancêtres enolians, je n’ai certainement pas la prétention de faire davantage. Il s’agit d’un hobby chez moi depuis quelques mois déjà, de parcourir les temples brisés par le temps et de m’aventurer toujours un peu plus profondément dans ces cavernes en notant quelques impressions et en prenant des photos amatrices. Le temple principal, un dédale complexe de tunnels qui s’enchevêtrent, est interdit au public. Néanmoins nous réussissons toujours à passer outre la sécurité.

Nos pas nous mènent loin, toujours plus profondément sous la terre. Nous rencontrons de nombreux habitants de ces ruines, particulièrement farouches d’ailleurs et préférant généralement la fuite courroucée à l’affrontement. Il tombe bien, car je n’ai aucune envie de risquer la destruction d’artéfacts ou autres constructions anciennes de par un combat inutile. Je retrouve plutôt le coude où j’ai arrêté mes recherches la dernière fois, en m’enfonçant sous un arche poussiéreux éclairé par ma lampe de poche seule. Sous l’arc de pierre, nous trouvons une pièce immense, au plafond circulaire et inaccessible, piqué de quelques puis de lumière. L’endroit sent le renfermé et j’éternue à de nombreuses reprises afin de dégager mes narines, ce qui tire un rire amusé à ma partenaire. En redressant la tête, je réalise que le Zarbi n’est plus à ses côtés, et la luminosité ambiante ne me permet pas de le repérer dans l’immense pièce du temple. Je distingue un autel dans l’obscurité, duquel je m’approche sans trop m’inquiéter de la disparition de mon ami. Nous aurons l’occasion de le retrouver sous peu. Après tout il n’est pas rare du tout de le voir disparaître quelques moments, surtout pendant nos explorations des ruines. L’autel se dresse au centre de la pièce. Il s’agit d’une table de pierre de formant circulaire. Le temps aura désagrégé les détails sublimes gravés dans le roc et la peinture ayant servi à la colorer de rouges intenses, et de jaunes criards. Je parcoure l’objet du regard en prenant quelques photos qui serviront, j’espère, à en découvrir quelque chose. Les professeurs d’histoire de l’université de Zazambes m’apprécient de plus en plus, acceptant d’ailleurs de me prêter du matériel pour mener à bien mes excursions. Devant ma découverte du cœur du temple sacré, je sens qu’ils en perdront leur slip.

«Incroyable, ça devait être ici qu’ils faisaient leurs rituels. Les historiens m’ont parlé d’étranges cérémonies dédiées à créer un passage entre deux mondes, à transmettre l’énergie divine à chaque membre de leur clan.»

De mon sac, j’extirpe une lampe puissante et solaire, rechargée le matin-même. Avec ce dispositif, nous aurons encore quelques heures d’exploration devant nous. Je m’empresse de l’allumer avant de perdre le souffle devant la beauté de l’endroit. De puissantes colonnes s’élèvent pour soutenir un dôme de pierre, et sur ses parois, quatre silhouettes m’épient de leurs prunelles rougeâtres. Quatre dragons, Palkia, Dialga, Zekrom et Reshiram. Ces deux premiers s’affrontent au centre de la fresque, leurs poings appuyés l’un contre l’autre. Le temps et l’espace. Sous eux, les deux autres dragons déversent flammes et foudre contre un ciel qui me semble tout d’abord piqué d’étoiles… Jusqu’à ce que je réalise qu’il s’agit en fait de représentations de Zarbis. La main d’Akemi vient trouver la mienne alors que nous trouvons, dans le bas de la fresque, la représentation d’humains, les bras tendus, auréolés d’une puissance verte.

«Qu’est-ce que… Tu crois que c’est une représentation de la cérémonie de partage de l’énergie? Leur puissance proviendrait donc de…?»

Tant de questions s’entassent sous mon crâne, quand le reflet d’une pierre miroitante attire mon attention. Entre les pattes tendues l’une vers l’autre de Palkia et Dialga, un objet d’origine inconnu trône. Je tente de prendre une photo de la fresque ainsi de l’étrange pierre, mais le flash, nécessaire dans cet état de pénombre, dénature la photographie. Avec un grognement agacé, je prends d’autres clichés, cette fois sans le flash, même si le résultat n’est pas très clair. Il fera. À l’instant où je me retourne vers l’autel, je distingue une seconde pierre polie, d’un émeraude veiné de noir, placé au centre de la table de pierre. Dans la pénombre, je n’ai pas dû la remarquer tout à l’heure. Mon Zarbi est penché au-dessus de celle-ci, et sans que je ne puisse l’empêcher, touche la paroi lisse de l’objet inconnu. Et alors tout déboule. Je suis projetée sur le sol par une force d’origine inconnue alors que le joyau se met à briller. Mais pas seulement lui. Son jumeau juché au sommet du dôme fait de même, tout comme les représentations de chaque Pokémon peint sur la fresque. Devant mon regard incrédule, les peintures se mettent à bouger, les silhouettes draconiennes de dragons se penchant vers Akemi et moi, fauchées par la poussée invisible. Mon Zarbi s’élève en direction du dôme d’où s’échappent des dizaines de véritables Zarbis, qui n’y étaient pas quelques minutes plus tôt.

La Galifeu s’empresse de me rejoindre alors que nous nous redressons tant bien que mal. Nous levons un regard fasciné mêlé de crainte vers le plafond où les Zarbis dansent de façon chaotique, baignés par la lueur émanant du joyau. Akemi et moi en sommes tout autant imprégnés, et il devient difficile de réfléchir de façon adéquate, comme si le pouvoir de la pierre réduisait mes capacités et mes sens. Je me sens de plus en plus faible. Puis le noir. Et la lumière. Je me réveille d’un brusque sursaut, couchée sur l’herbe séchée à l’ombre d’une ruine. Dehors. Je cherche aussitôt présence de mon amie, que je trouve couchée à mes côtés et tout juste éveillée à son tour. Dans ses prunelles brille une étrange lueur verdâtre qui s’éclipse après quelques secondes mais qui me plonge dans une certaine perplexité que je retrouve chez mon amie aussi. Que venons-nous de vivre? Auprès de nous, une silhouette se penche, inquiète. Je reconnais ces traits, ceux du Grotichon de mon ancien professeur de karaté, ici sur l’île d’Enola. Décédé il y a plus d’un an maintenant, il me fait étrange de retrouver son vieil ami.

«Asaki? C’est toi qui nous a sortis de là?»

Un petit contact sur mon épaule attire mon attention. Revoilà Zarbi qui quémande des caresses, après l’étrange phénomène auquel nous venons d’assister. Le Grotichon soupire de soulagement en me voyant articuler quelques mots, avant de nous tendre ma gourde d’eau. J’avale goulument le liquide frais avant de tendre l’objet à mon amie qui fait de même. Mon esprit me semble encore éparpillé parmi mes souvenirs de cet instant dont je commence à douter de la véracité. Et pourtant… Je me redresse tant bien que mal tandis que notre sauveur répond à l’affirmative d’un geste de tête.

«Nous sommes inconscients depuis longtemps?»

Encore une fois, affirmative.

«Et tu vis ici depuis la mort de mon maître, Asaki?»

Cette fois, un voile de tristesse vient assombrir les prunelles du cochon guerrier. Je pose une main sur son bras, pleine de respect et de compassion. L’annonce du décès de mon sensei m’a aussi plongée dans un profond désarroi, mais je peux imaginer celui, profond et douloureux, de son Pokémon.

«Et tu tiens à rester ici, Asaki?»

Devant ma question, une certaine perplexité se peint sur le visage du Grotichon, qui ne semble pas en comprendre le sens.

«Je veux dire qu’il y aurait une place pour toi dans mon dojo. Je suis maintenant Championne de l’Arène de Zazambes, et j’aurais une place de choix pour toi parmi mon équipe. En fait… Il fait un moment que je cherche un remplaçant adéquat à Akemi dans mon équipe d’élite. Les restrictions de la Compétition l’empêchent d’évoluer, or, je sens bien qu’elle est prête à franchir ce pas.»

La Galifeu sourit. Nous avons discuté longuement de ce sujet, et il s’agit effectivement de la meilleure solution… mais trouver un remplaçant à mon amie quelques semaines à peine avant le retour de la Compétition n’est pas exactement aisé. Pour sa part, le Grotichon sourit aussi, avec une tendresse non feinte. Nous nous connaissons depuis de nombreuses années, et une forte amitié nous lie. Lorsque Asaki hoche la tête, je comprends qu’il désire réellement se joindre à l’équipe. Il est de ce type, calculateur et réfléchi. Ne prendra aucune décision à la légère. Heureuse de la perspective d’accueillir un nouveau membre à mon innombrable famille, je me redresse d’un bond. Et j’ignore s’il s’agit de la joie d’avoir trouvé un nouvel allié, mais je me sens capable de soulever des montagnes.
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MessageSujet: Re: Codages   Jeu 29 Sep - 17:51

À l’instant où le félin rejoint ses bras, Iris oublie totalement la présence de ses camarades scolaires autour d’elle. Il existe quelque chose de puissant entre chaton et maîtresse. Cette dernière ne peut qu’apprécier l’amour inconditionnel que lui porte la créature d’autant plus qu’elle a tendance à éviter toute forme d’affection de la part de ses semblables humains en qui elle ne peut avoir confiance. Chez Amira, nul doute sur ses intentions véritables. La petite femelle ronronne toujours dans ses bras tandis que la sorcière termine de s’alimenter et de ranger ses effets personnels. Elle n’a remarqué ni l’attention particulière d’un jeune homme de Poufsouffle, ni le dédain inspiré par la visite de l’animal chez une de ses collègues de maison. Iris n’a jamais pris l’habitude de valider si on l’observe par simple habitude d’être invisible. De se faire remarquer n’a rien d’habituel chez elle ce qui lui convient parfaitement. Lorsque la voix paraît derrière elle tandis qu’elle range dans son sac l’immense ouvrage sur les dragons qu’elle lisait quelques instants plus tôt, la jeune fille ne redresse pas même la tête, certaine qu’on s’adresse à une autre personne. Qui aurait l’audace de s’adresser à l’adolescente invisible? Pourtant, la voix insiste, empreinte d’un mépris qui se fait retourner prudemment Iris qui se bute à deux prunelles intolérantes et mesquines qui somme toute cherchaient une victime gratuite à ses méchancetés puériles.

Pendant quelques instants, la brunette n’affiche qu’une coite indifférence aux reproches insensés de son aînée. Elle ne saurait même dire si sa camarade Serpentard est sérieuse ou si elle se moque simplement d’elle, mais devant sa récidive, elle ne peut que se douter que la sorcière à la chevelure noire cherche délibérément à la blesser. Iris s’empresse de raffermir sa prise sur son chat dans la crainte de voir se décourager l’animal devant les mots intolérants de leur interlocutrice. À vrai dire, difficile de dire qui de la jeune fille ou de sa chatte serait le plus blessé de ces dires si Amira comprenait le langage humain bien sûr. Notre brunette n’apprécie certainement pas les paroles usées pour décrire son amie, auxquelles elle s’attarde pour ne pas voir le sous-entendu dans la deuxième phrase lancée. Iris a honte malgré elle de ses origines moldues, et sent le malaise l’envahir devant cette attaque brutale et non prémiditée. Elle ne sait victime d’une terrible injustice mais reste figée devant la violence aveugle de ses mots et son évident mépris, regrettant déjà la présence d’Owen son grand frère à ses côtés, même s’il l’aurait ennuyé qu’il mène ses combats à sa place. Pour le moment, Iris se terre dans un profond silence confus, si bien qu’elle sursaute à la venue d’un nouvel élève devant lequel elle se tasse un peu plus contre elle-même dans l’attente inévitable d’une nouvelle insulte.

Son cœur bat à la chamade d’une nervosité inconfortable. Elle se sent prise au piège sans réaliser que l’élève de Poufsouffle cherche en fait à lui venir en aide en lui tendant un objet qu’elle ne sait reconnaître. Par réflexe et conformité plus que par réel intérêt, la Serpentard tend la main pour recueillir la clochette offerte par le garçon à l’étrange chevelure bleutée. L’adolescente referme ses doigts dessus en hochant la tête avant de se retourner vers son interlocutrice d’un peu plus tôt qui paraît d’autant plus agacée. Pour sa part, Amira a posé ses pattes sur la table pour renifler le nouveau venu de sa curiosité habituelle. Iris accroche la clochette à son collier tout en conservant le silence, en espérant que les deux personnes ayant osé lui porter attention la laissent tranquille. Malheureusement pour elle, seule son aînée de la maison des verts se rétracte, laissant champ libre au jaune qui lui fait la conversation pour des raisons encore nébuleuses aux yeux de la brunette. Au grand comble de celle-ci, elle se doit de lui répondre de par les conventions sociales, mais espère vivement qu’il se découragera rapidement.

«E-elle. Amira qu’elle s’appelle.»

La confusion de l’adolescente ne fait absolument aucun doute alors qu’elle détaille l’élève de Poufsouffle sous tous ses angles, son regard scrutateur presque intrusif alors qu’elle tente d’analyser la situation. Dans le but, évidemment, d’y trouver un échappatoire. Amira, elle, ne semble nullement gênée par la présence de l’étranger, vers qui elle se dirige en sautant des genoux de sa maîtresse pour couvrir ses jambes de câlins qui l’embarrassent d’autant plus.

«Je vais m’en aller si elle t’importune.»

Une proposition qui semble si généreuse et qui pourtant n’en est rien. Iris ne pense ici qu’à elle, qu’à retrouver la solitude prudente à laquelle elle a l’habitude.
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MessageSujet: Re: Codages   Dim 6 Nov - 17:23


Concours no°1

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feat. Amadeus

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Et claquent, et claquent les castagnettes. Le choc de leurs coquilles l’une contre l’autre se réverbère dans l’Amphithéâtre plongé dans un silence contemplatif. D’entre les spots, une silhouette danse, parée de rouge, ondulant sous les lueurs intemporelles, brandissant ces objets avec dextérité. Ses yeux fermés, abandonnée à la musique qui se glisse des haut-parleurs, elle repose dans l’ombre d’une forme triomphale, sereine et profonde. Il a posé son regard impérieux mais bon sur le terrain vide, son panache décoré d’un feuillage aux couleurs chaudes et festives, il attend avec patience les signaux qui le jetteront aux devants, vers ce moment qu’il attend depuis des siècles interminables lui semble-t-il. Des années il a fallu pour maîtriser ces quelques artifices qu’il s’apprête à offrir au public silencieux et incertain. Des années pour se remettre des épreuves qui l’obligent à présent à porter un long foulard contre son torse, là où il aura été mordu jusqu’au sang, d’où sa vie s’est échappée. Amadeus fait un pas en avant, et elle, Mascarade, respecte son rythme, fait danser ses pieds aux chevilles serties de clochettes pour encourager sa noble descente sous le couvert des lumières avides, avides de lui et elle, de leurs forces et faiblesses, de la gloire et de la déchéance. À sa suite, la maîtresse des masques et illusions s’est faite discrète, le suit pas à pas tandis qu’ensemble ils rejoignent la scène sous les encouragements excités de la foule.

Lorsque le silence retombe, le cœur de Mascarade se gonfle. Ce public, cet Amphithéâtre, ici tout a débuté. Et pour lui, la perspective d’un nouveau départ. D’une renaissance. Celle d’un nouveau combat, de la vie, celle dépourvue de sens, primitive, profonde et sincère. La jeune fille fait onduler sa robe vermeille de flamenco et augmente le rythme une fois de plus, vers un tempo régulier qui lui tire un sourire, un seul, qui suffit bien à son noble protecteur. Entre eux, le serment de vies ancrées l’une à l’autre. Et aujourd’hui l’expression de ce qu’ils sont et ont vécu. Ou du moins ce qu’ils vivront à l’avenir. Le Haydaim, dans sa splendeur automnale, se met à danser, lui aussi. Ses sabots claquent contre le sol, imitant la cadence proposée par la mélodie, par sa dresseuse. Se dégage de lui une profonde élégance alors qu’il se dirige, sautillant dans une chorégraphie parfaitement orchestrée, vers le cœur même de la scène. De ses sabots mélodieux s’échappe non seulement une musique vibrante rappelant la tambourinement d’un cœur battant et le son carillonnant des castagnettes, mais aussi une substance luisante et violacée qui semble en ébullition, comme retraçant ses pas contre le terrain. De ses quelques traces sombres, Amadeus se détourne et poursuit sa danse, sans se soucier qu’à sa suite de fines colonnes de ce liquide poisseux se forment en direction du plafond, ondulant de leur visqueuse prédisposition en enflant rapidement.

Et le cœur de Mascarade s’enserre. Les colonnes prennent en diamètre et en hauteur, plusieurs ont rejoint les poutres soutenant l’Amphithéâtre, recouvrent les spots en ne laissant qu’une lueur inconfortable et violacée à sa suite. La jeune femme franchit le pas, s’aventure sur le terrain, danse entre les colonnes tout en évitant leurs vapeurs toxiques. Elle parvient à la hauteur d’Amadeus qui se retourne, lui fait face, l’affronte de son impressionnante carrure. Alors qu’elle cesse sa musique pour écouter la sienne, elle pose ses deux mains contre son torse couvert de son foulard, un geste improvisé qui prend de court l’Haydaim qui encore, effectue les gestes scriptés par des mois de préparation. Alors que d’un bond, la Coordinatrice masqués se dégage et reprend sa musique avec énergie et ardeur, le cerf se reprend, habité de la chaleur de ce geste, se souvient d’apprécier chaque instant. Chaque moment. Son regard se lève vers les colonnes qu’il défie du regard, et d’un grand coup de sabot vient révéler ce qui jusqu’à présent n’était qu’invisible. Du sol émergent des plantes fines, grimpantes, scintillant d’émeraude, qui recouvrent le terrain aux pieds des deux danseurs. De ses gestes élégants, l’Haydaim semble animer ses plantes qui ondulent sous ses commandent, défient de vagues incertaines les colonnes empoisonnées qui grondent désormais.

Le combat paré, les adversaires se mesurent l’un à l’autre. Des colonnes imperturbables des crachats d’acide s’échappent, foncent tout droit vers la masse de plantes grouillantes à leurs pieds. Les plantes touchées meurent et se désagrègent, rapidement remplacées par une masse d’autres. Amadeus s’approche, toujours en dansant, en compagnie de sa partenaire qui le soutien de ses castagnettes et des clochettes entourant ses chevilles. Les plantes le suivent, suivent leur maître et souverain, qui les jette d’un nouveau coup de sabot à la rencontre des colonnes dont elles entreprennent l’ascension. Les plantes grimpent, grimpent au rythme des sabots d’Amadeus, recouvrent celles-ci, brûlent, puis sont remplacées. Bientôt la masse les consume, atteignent le plafond et les lumières qu’elles libèrent du joug du poison en déversant contre le terrain une lumière diffuse, verdâtre et sereine. Mais d’entre les embranchements pourtant solides des plantes, l’acide violacé parvient encore à s’échapper, gronde et siffle de sous sa prison végétale. Mascarade augmente encore plus la cadence au même rythme que la musique, elle soutient son champion peu importe les conséquences. Ses pieds reposent dans le tapis végétal, d’où l’Haydaim puise sa puissance. Mais il doit agir. Agir pour ne pas succomber aux ténèbres qu’il tente de préserver.

Alors il se hisse contre ses pattes arrière, bat des sabots avant de les écraser contre la colonne la plus proche. Un courant électrique se déverse contre la colonne de poison et de plantes qui en frémit toute entière. Les branches grimpantes se sont mis à luire avec intensité tandis que l’éclair électrique spirale en direction du plafond avant de se scinder à son sommet en plusieurs autres éclairs qui frappent une à une les tours ennemies, les reliant les unes aux autres. Une véritable toile électrique s’est tissée entre les tours qui se déstabilisent progressivement. Du terrain tout entier émane une lumière intense, presque douloureuse, d’un blanc intense. Amadeus sied en son cœur, figure noire surmontée ses rouges et orangés. Deux cornes qui dans l’ampleur de la lueur l’entourant, trouvent à briller d’une étrange lumière surnaturelle d’un vermeille rivalisant avec la robe de sa dresseuse qui paraît à ses côtés. Deux cornes qui se dressent sur la tête de l’Haydaim toujours juché sur deux pattes. Tandis que les colonnes se brisent et s’affaissent, le cerf aspire à lui lumière, électricité, poison et énergie végétale issus d’elles. Les débris retombent en direction de sa tête, forme une couronne impressionnante sur la tête du Pokémon des quatre saisons, un enchevêtrement de couleurs et de branchages dorés rappelant les vitraux des plus belles églises. Il illumine tout entier brandissant ses cornes maintenant sur ses quatre pattes. Il a cessé sa danse, tout comme Mascarade à ses côtés, qui s’est reculé dans une révérence devant la splendeur de son ami, de son allié, de son protecteur, celui qui aura donné sa vie pour la sienne et vice versa.

La couronne met un moment à s’affaisser d’elle-même, sa lueur se dissipant et ses couleurs s’évaporant en quelques particules brillantes. Il reste ainsi, fier et noble, devant l’adversité. Devant son passé, et son avenir. La jeune fille le rejoint, pose son visage masqué contre son encolure où elle puise une fois de plus force et courage. Sa main repose derrière le foulard, contre la cicatrice qui barre encore le torse de son ami. Et lorsqu’il penche sa tête pour l’enlacer, elle comprend sans la nécessité des mots. Merci.

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MessageSujet: Re: Codages   Dim 13 Nov - 12:14


♦ TRICK OR TREAT ♦défi d'Halloween
Le temps me désarçonne parfois. À réaliser à quel point Benjie a grandi depuis son arrivée chez nous à tout chambouler dans notre existence. Quelque part, je m’attendais à regretter notre vie d’avant, égoïste et solitaire, mais je dois avouer m’ajuster bien mieux que ce à quoi je pouvais m’attendre au départ. Là où je croyais que le garçon fondrait en larmes en revenant sur sa décision, je le vois plutôt prendre ma main de façon mal assurée teintée de courage tout de même… On dirait que nous aurons une visite de la maison après tout! Je m’assure de serrer la main du petit avec énergie et de lui offrir un clin d’œil rassurant. Auprès de ses parents, il n’a absolument rien à craindre après tout, d’autant plus que Shadaya veille sur nous. Weston se propose pour s’avancer le premier dans la maison, en «bon héros» qu’il est. Typiquement masculin. Je soupire en espérant que son fils sera différent de ce côté… même que je m’en fais une mission. Le machisme obstiné de son géniteur ne lui aura causé que des soucis mais au moins il aura compris rapidement que ce genre d’attitude ne fonctionne pas avec moi. Je ne peux décrire la satisfaction que j’éprouve en l’entendant crier de l’intérieur de la maison, pas très inquiète en sachant l’endroit sécuritaire. Lorsqu’il reparaît par l’entrebâillement de la porte, je ne peux m’empêcher d’éclater de rire ouvertement, avant de le taquiner :

«Weston Elric alias Phantom, le fameux Champion d’Anula, expert des insectes… vaincu par une araignée! Si c’est pas glorieux ça, mesdames et messieurs! T’inquiètes pas, Ben, c’est juste ton père qui est une mauviette!»

Oh, je ne me gênerai pas pour me moquer de lui. De toute façon, nous devons être ensemble jusqu’à ce que la mort nous sépare, n’est-ce pas? Une bonne raison d’en profiter si vous voulez mon avis. En partageant un sourire avec l’enfant, nous nous engageons à suivre le blondin dans la maisonnée. Les marches du porche craquent sous notre poids. La Luxray ouvre la marche tout en s’assurant que rien de trop louche ne se produit ici. La maison paraît particulièrement grande vue de l’intérieur, sa devanture abîmée trompeuse quant aux dimensions de la demeure abandonnée. Il y règne une odeur désagréable de renfermé, et nos pas provoquent de petits nuages de poussières qui s’élèvent et me font éternuer à plusieurs reprises. Néanmoins ces détails ne font que renforcer l’expérience qui me plaît aussitôt. Voilà exactement le genre d’endroit où passer sa soirée d’Halloween. Je scrute les tableaux sur les murs du couloir, des portraits de personnages depuis longtemps éteints, aux visages graves, voire tristes. Je m’attarde justement sur le portrait d’une jeune femme, ses cheveux rameutées dans un chignon sévère, ses traits décolorés par le cliché en noir et blanc. Elle devait être jolie, sans cet accoutrement qui la recouvre toute entière. À l’instant où je me détache de me contemplation, un mouvement sur le portrait attire mon attention et je constate avec surprise… que la jeune femme a changé de position! Je suis certaine que son bras droit était positionné par-dessus son bras gauche et non l’inverse il y a quelques secondes… Et n’est-ce pas l’ombre d’un sourire que je discerne contre ses lèvres?

Je suis interrompue par un cri et un bruit sourd. Je cours jusqu’à la pièce la plus proche, où Weston est passé au-travers du plancher, jusqu’au sous-sol. Inquiète, je me place près du trou et tente de l’apercevoir.

«Weston tu es là? Bouge pas, on va tenter de trouver les escaliers et te rejoindre! Viens Benjie.»

Je reprends la main du petit et m’engouffre dans le couloir, à la recherche de l’entrée du sous-sol. Puis au bout du couloir, une forme vaporeuse traverse le mur de sa brillance translucide, avant de disparaître à nouveau.

«Hum… Ben? Tu as vu ça?»


Peut-être que j’ai seulement halluciné.
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MessageSujet: Re: Codages   Dim 13 Nov - 12:51


Remember Me

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feat. May & the others
La crainte me foudroie, m’arrache à tous mes désirs. Celle de prononcer son nom, de la voir disparaître à nouveau, de causer la destruction de nos espoirs communs. Aussi inutile, infondée et blessante soit cette pensée, je ne peux me protéger de l’idée que je l’ai abandonnée. Qui si elle a pu souffrir pendant ces huit dernières années, que j’en suis partiellement responsable. Je suis partie, quitté notre terre natale telle une lâche, acceptant la destinée que Carter dessinait pour moi loin d’elle et de Lucas. Et s’il n’a agi que dans l’intérêt de me défendre contre un Régime qui me réservait le même triste sort qu’à ma mère, qu’à un mouvement dont le seul objectif est de réduire à néant l’espoir, l’identité d’un peuple, je lui en veux encore, surtout maintenant. Car je sais à présent qu’il y avait toujours quelqu’un à protéger ici, sur Enola. Lucas savait ce qu’il faisait, mais May n’était qu’une enfant. Et je l’ai abandonnée. Maintenant je crains encore de lui causer du tort, plus encore que ce qu’elle a pu vivre ces dernières années, je crains qu’au moindre mouvement cet instant s’effritera dans mes mains en ne laissant à sa suite qu’un goût amer. C’est plongée de désespoir que je viens effleurer son visage de mes doigts, comme pour capturer cet instant, ce visage auquel je mettrai un moment à m’habituer. Elle, comme tous les êtres aimés, rejoindra le mur de photographies de ma maison. Et je l’espère fera désormais partie de ma vie pour ne plus jamais s’éclipser à nouveau.

«J’aimerais en dire autant May mais tant de fois… tant de fois c’était plus facile de…»

De les croire morts. De faire mon deuil. De guérir. Pendant des années, cette incertitude, véritable plaie ouverte, a fait de moi une ombre, nerveuse et désespérée, à chercher à combler un vide impossible. Je souris, pour de bon cette fois. De la voir à mes côtés, si fort malgré son jeune âge… Je me sens complète de nouveau. Rien ne ramènera nos parents et notre tante, mais nous sommes enfin tous les trois réunis, une famille. Je ne pouvais espérer mieux que ce scénario. Je me remets à pleurer, cette fois de joie, accueillant contre mon épaule l’Aquali de ma sœur dont je caresse la tête avec affection. Memphis illustre parfaitement ce que je ressens à l’égard de ma sœur cadette. Le changement est tel que je la reconnais à peine, pourtant sous tous ces changements, je sais bien que c’est elle.

«Bien sûr… Salut Memphis… Oh… Vous avez tous les deux tellement changé… Nous avons beaucoup à nous dire, mais je crois que nous ferions mieux de…»

Un bras me tire brusquement. Je fais face à Azmitia, qui me tient si fort que j’en gémis, ce qui ne la fait pas reculer pour autant. Lorsque je relève les yeux vers son visage, je me bute à une inquiétude profonde qui m’engloutit. Et alors je comprends. Ils s’en viennent.

«Pars, tout de suite, partez toutes les deux, séparément. Ils auront moins de chance de…»

«Non. Plus jamais.»


Mercedes m’affronte du regard de sous sa perruque et ses lentilles qui teintent son regard azuré en marron. Elle a déjà tiré la balle de son Pyrax et Dimoret à sa ceinture. Dans la forêt, la lueur de torches et des cris vociférés se font entendre.

«Peu importe mais maintenant! Pas à la maison.»

Elle attrape un autre Résistant en qui elle semble avoir confiance et s’adresse à lui avec une fermeté que je ne connaissais pas à ma cousine.

«Frost, cache-les. S’il leur arrive malheur, je te jure que je vais te trouver. Partez, maintenant!»

«Et… et toi?»


Je me suis mise à pleurer, mais elle ne me répond pas. Elle s’est éloignée en direction des soldats. Pour ma part, je me précipite dans la forêt dans la direction opposée sans attendre les directives du Résistant. Je tiens la main de May si fort… Je ne l’abandonnerai pas. Plus jamais.

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MessageSujet: Re: Codages   Dim 13 Nov - 13:25


♦ PARENTALITÉ ♦feat. Godot
Je réalise être une rare personne capable de s’approcher ainsi de Gavin, alias Godot. De posséder sa confiance là où il a de profondes réserves sur tant de ses proches. Probablement est-ce dû à mon absence totale de malice envers lui. Aux longues heures passées à travailler côte à côte dans un objectif commun. À ma personnalité sympathique et facile d’approche. Mais quelque part, je crois que la réponse se trouve ailleurs. Je crois que nous nous entendons si bien car nous avons décidé de nous soucier l’un de l’autre. De non seulement se respecter mutuellement dans nos différences, mais aussi de s’accorder du temps pour simplement être nous-mêmes, au de-là de notre mandat. Je n’agirais pas ainsi avec n’importe lequel de mes collègues rebelles, au contraire. Mais Godot mérite mon estime depuis le premier jour, a su écouter mes réticences lorsque je suis entrée dans son bureau pour la première fois. Et surtout les accepter. Nous ne nous sommes jamais jugés, au contraire. Si mon attitude peut paraître indiscrète, je me doute bien que mon patron a besoin d’un coup de pouce pour se sortir de ses idées aujourd’hui, et que le café et le boulot ne suffiront pas. Sans m’alarmer, je devine aisément qu’une situation l’entrave aujourd’hui et l’empêche d’être celui qu’il tente d’incarner : Superman, intouchable. Mais parfois il faut accepter notre kryptonite et se dire qu’on combattra peut-être mieux demain pour le bien-être du monde.

Et je me doute que la faiblesse de Gavin ne soit sa fille. Je connais ses déboires avec son ex-femme, tout comme son affection débordante pour sa petite princesse. Je n’ose en émettre l’hypothèse, me contentant de sourire avant de me redresser. Je suis si ankylosée que je dois prendre quelques instants pour m’étirer, avant de récupérer mon Œuf sur le bureau de l’homme au masque. Je passe par ma table de travail pour y récupérer quelques effets personnels et sauvegarder mon boulot comme il se doit, avant d’inviter l’homme à sortir. Je passe dans une pièce d’un vieux building en ruine pour me changer avant de rejoindre Godot dans la rue. Je serai plus à l’aise dans le monde sous mes véritables traits, que je ne dissimule plus aux yeux de mon boss depuis belle lurette. Je nous dirige au cœur de Baguin, une ville que j’affectionne particulièrement après y avoir vécu pendant un peu plus d’un an. Boutiques et cafés défilent, toujours un peu tristes, toujours un peu morne. La ville du nord a quelque peu perdu de son éclat depuis, brisée par les conflits. Mais sous cette grisaille, il est facile de retrouver le caractère si significatif de l’endroit et de ses habitants. Je le dirige vers un petit café qui offre une vue imprenable sur le port. Nous nous asseyons sur la terrasse en profitant du beau temps. La mer est magnifique et je me perds dans sa contemplation longuement.

«C’est une belle journée pour avoir les bleus. Mais ouais. Je suis tellement fatiguée, même si j’ai tant de choses à faire et que dehors, le temps est si doux, je rentrerais bien dormir pendant des jours.»

Je soupire. L’adaptation avec un enfant n’est pas si aisée, malheureusement. Je dois encore composer avec mon nouveau rôle, que je revêts tout de même à contre-cœur. Je reporte mon attention vers Gavin. Nous ne sommes pas sortis pour discuter de moi, mais bien de lui. Ainsi je force un sourire et commande une assiette auprès de la serveuse qui me regarde avec des yeux bien ronds. L’effet que je fais encore après avoir gagné la Compétition. Ça et le mannequinat, les publicités, les entrevues et les potins. Alors qu’elle repart, je m’adresse enfin à mon patron pour lui poser la question qui me taraude.

«Alors?»

Simple. Mais entre lui et moi, ça n’a pas besoin d’être compliqué.
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MessageSujet: Re: Codages   Dim 13 Nov - 18:50

All good things (come to an end)

feat. Lya Lahaye

«Monsieur Young, pardonnez-moi d’interrompre votre lecture…»

«Elle peut largement attendre.»


Je me retournai juste à temps pour apercevoir l’entrée de Melinda dans la pièce. La médecin considérait la pièce comme si celle-ci lui appartenait, forte de son assurance habituelle qui, visiblement, mettait la jeune domestique encore inexpérimentée très mal à l’aise. Je n’en tenais pas rigueur à Andréa, elle faisait de son mieux, et probablement ignorait-elle le lien qui nous unissaient, la femme et moi. Je pouvais largement imaginer la scène lorsque celle-ci s’était présentée à la porte, si ce n’était pas directement téléportée dans l’un des couloirs du manoir grâce aux pouvoirs de son Alakazam. Il n’y avait pas plus imposant que cette dame de presque un mètre quatre-vingt au regard froid. Naturellement, l’obstination de mon amie l’avait empêché d’attendre patiemment mon arrivée selon la requête de la jeune fille, et elle s’était mis en tête de me chercher dans l’immensité de ma demeure, probablement poursuivie par Andréa dans une tentative futile d’obtenir son identité. On ne changerait jamais Miss Connors. Ce qu’elle désirait, elle obtenait, tout simplement, et c’était bien cette force de caractère qui me plaisant autant chez son personnage. Aussi directe soit-elle, sa présence me rafraîchissait, et je lui souriais sincèrement de la revoir, même si je ne me jugeais pas préparé à la recevoir. Je ne portais qu’une simple chemise ainsi qu’un jeans, une rareté que je m’étais autorisée quelques jours après mon retour des terres de monsieur Soltan. Je me trouvais quelque peu gêné d’être si décontracté devant elle ce qui ne semblait pas la troubler le moindre du monde de son côté. Au contraire, elle plaçait contre mon un regard de pure détresse dissimulée sous une brutalité qui ne pouvait signifier qu’un événement grave était survenu.

«Viens tout de suite, on s’en va.»

Melinda ne savait communiquer, pas lorsqu’elle se trouvait en proie de sentiments intenses et désagréables. Elle se dissimulait habituellement derrière l’agression, qui aujourd’hui ne me causait plus bien du tort. Je connaissais ce mécanisme, qui m’alarma tout de même. Je me redressai pour l’observer alors qu’Andréa pâlissait d’angoisse devant le ton employé par notre «invitée» à mon endroit.

«Qu’est-ce qui se passe Melinda? Où va-t-on?»

Je parlais d’une voix calme en posant mon signet dans le livre avant de le replacer sur la table près du fauteuil où je me reposais jusqu’à ce moment. Callie Sue et son frère Kaled se redressèrent de concert, tout aussi inquiets que moi, mais un peu moins maîtrisés que moi. Déjà, la médecin s’impatiente en contournant le sofa d’un pas pressé.

«Pas ici. Dépêche-toi, Maxwell Young ou je te jette sur mon épaule comme un sac de patates.»

Je souriais devant sa menace qui me parut bien puérile. Je me redressais et pris les deux Evoli-formes dans mes bras avant de les rappeler à leurs balles. Si Melinda réagissait ainsi, c’était qu’un événement grave venait de frapper notre cercle de connaissances. Je préférais ne pas tomber dans la spéculation, rejoignant ma vieille amie avec contenance. Il ne servait à rien de s’affoler pour l’instant. Merlin, son Alakazam, s’empressa de nous rejoindre avec lui aussi des traits bien graves. Je tentai de distinguer une part de vérité dans les yeux sombres de la dame, sans y parvenir. Elle me fuyait, probablement trop affolée dans ses propres idées pour trouver encore le moyen de s’expliquer. Je reportai donc mon attention momentanément sur André qui me scrutait avec étonnement et incompréhension. La seconde suivant, nous avions disparu, Melinda, Merlin et moi. Je mis un moment à chasser le vertige qui accompagnait régulièrement les transports par téléportation. Nous nous trouvions désormais entourés d’une végétation luxuriante piquées d’un soleil terne de l’automne. Malgré la saison, il régnait ici une humidité accablante qui causait une chaleur désagréable. Je me retournai vers Melinda afin de l’interroger au sujet des raisons de ce déplacement, mais elle avait déjà disparu sur un sentier inégal entre deux fougères impressionnantes. Je la rattrapai avec un soupir, avant de poser ma main sur son épaule.

«Maintenant, je peux savoir ce qui s’est passé?»

Elle ne répondait pas.

«Tu réalises que tu me places dans une situation fort délicate, à calculer les probabilités que quelque horreur se soit produite? Je t’en prie, ne me laisse pas à imaginer le pire.»

Devant son silence, je perdis un peu patience. Quel bien pouvais-je lui apporter dans sa quête au sein de la forêt d’Anula (du moins je présumais vu la végétation) si elle ne m’en disait absolument rien?

«Qui est mort Melinda?»

J’avais misé juste. Une panique me saisissait alors qu’un bref regard jeté en ma direction me confirmait ma crainte. Un membre de notre organisation avait péri, un autre soldat à notre cause fauché. Je tâchais de réfléchir aux possibilités, de plus en plus effrayé qu’il s’agisse d’Azmitia, alias Mercedes, une bonne amie. Il ne pouvait pas s’agir d’elle… non?

«À quelques pas d’ici, il y a une maison. Y habite une famille, un père et une mère avec leur petite fille. Mais il y a environ deux heures, le Régime est débarqué. Ils ont abattu les deux parents à l’extérieur de la maisonnée et nous ignorons ce qu’il est arrivé de la petite fille. Vanilla et Ginger.»

Je les connaissais oui. De loin, mais assez pour les regretter. J’ignorais qu’ils avaient une fille. Je redressai le menton vers Melinda afin d’obtenir un peu plus d’explication. Elle crispait ses mains contre les mains de son manteau, inutile par cette chaleur, mais dont elle ne se départirait pas.

«Ginger était le meilleur ami de mon frère, et une des seules personnes de son cercle social qu’il me restait. Ils étaient très semblables, et maintenant on lui a réservé le même triste sort que lui. Maxwell… Je ne peux pas laisser la gamine toute seule dans la forêt. Elle s’est enfuie et ils l’ont laissée partir. Elle n’avait aucun intérêt à leurs yeux tu vois?»

Je comprenais maintenant. Parfaitement même. Je me rapprochai une fois de plus de mon amie en suivant sa cadence. Pendant ce temps, l’Alakazam qui l’accompagnait sondait les bois à la recherche de présence humaine.

«Tu veux la retrouver. Tu m’as demandé de venir car tu ne sais absolument pas gérer les enfants et que tu leur fais peur. Tu veux que je te soutienne une fois que nous l’auront trouvé.»

Si Melinda ne répondis pas, j’avais misé juste. J’hochai la tête, tout à coup bien plus sérieux. Je pouvais imaginer l’état de la pauvre enfant qui venait possiblement d’assister à la mise à mort de ses propres parents. Nous devions la placer en lieu sûr. Le silence retombait entre nous et je me décidai à faire appel à Artémis ma Démolosse, Kingsey mon Tylton ainsi que Tarek mon Gallame. Ils se séparèrent alors que je poursuivais ma route en compagnie de la médecin qui se détendait enfin un peu maintenant qu’elle partageait son fardeau. Elle m’indiqua quelques détails supplémentaires au sujet de la fillette. Elle se nommait Lya Lahaye et elle avait sept ou huit ans. Il était possible qu’elle aille un Pokémon en sa compagnie, un Evoli se souvenait-elle. Melinda la connaissait un peu, mais pas assez pour lui être significative. Nous aurions probablement le défi colossal de la calmer après une telle épreuve et de la convaincre de nous suivre. Je me promettais de ne pas l’abandonner à son sort peu importe ses réticences.

Nous n’eûmes pas longtemps à patienter. Environ une heure après le début de nos recherches, Merlin et Tarek revenaient à nous en pointant un chemin qui menait au lac. Je suivis leurs directives en compagnie de Melinda, le cœur battant d’espoir de retrouver la jeune fille. Tarek, qui ouvrait la marche, s’arrêta pour pointer un buisson dont je voyais surgir le bout d’une tête d’un brun délavé. Je me précipitai tout de suite à sa rencontre en réalisant que je devais l’intimider par mes mouvements brusques. À quelques pas du buisson, je ralentis ma cadence, inquiet, remué enfin par notre entreprise. Ce monde ne faisait aucun sens. Elle n’en était qu’une énième orpheline de ce combat insensé. Hésitant, nerveux, je contournai le buisson sous la surveillance accrue d’Artémis qui, comme à son habitude, se méfiait de toute chose. Je fis quelques pas de plus vers elle et l’aperçus enfin. Une simple gamine qui levait un regard violet en ma direction et je m’en trouvai transpercé de toutes parts, complètement chamboulé et désarçonné. C’est avec beaucoup d’hésitation que je me penchai à sa hauteur en ne sachant que dire, visiblement mal à l’aise ce qui ne devait pas vraiment la mettre en confiance.

«Bonjour Lya. Je suis venu t’aider. Je m’appelle Maxwell.»

Voilà qui constituait un bon début. Je tentai maladroitement un sourire, ému malgré moi. J’avais vu tant d’enfants comme elle, affamés, orphelins, perdus. Je me brisais de la savoir si vulnérable. Prudemment, j’avançais ma main vers elle. Je voulais lui assurer une présence, tout en ignorant encore si elle la prendrait pour mieux se relever.

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MessageSujet: Re: Codages   Mar 15 Nov - 11:24


Concours no°1

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Dance in the Dark
Elle s’est juchée dans de sombres sandales aux talons impressionnants. Ses jambes nues éclatantes sous la lueur des projecteurs attirés de son magnétisme, recouvertes de brillants qui procurent à sa peau un aspect inhumain et surnaturel. Elle s’avance, habillée simplement d’un maillot ajusté, des bracelets hétéroclites aux teintes violacés ainsi que d’une cape sombre. Sa démarche, provocatrice, ambitieuse, attire le silence sur son passage. Mascarade, toujours elle pour valser avec l’insolence. Elle porte contre ses frêles épaules une longue cape recourbée qui ne laisse à sa suite qu’une queue fourchue à la manière d’un diable. Le vêtement alourdit ses gestes, semblent même lourd à porter alors qu’elle se dirige, pourvue de son sourire provocateur. Nul ne saurait déterminer l’ingrédient de son assurance, car la terreur la tenaille réellement alors qu’elle réduit la distance entre elle et son adversaire. La jeune femme se dirige vers le terrain en n’osant imaginer l’issue de cette rencontre, le choc de deux personnages, de deux âmes profondément passionnées. Oh, Mascarade n’aura rien manqué des exploits de sa consoeur, aura même développé pour la Miss Anarchy une profonde admiration teintée d’envie. De l’affronter au cœur même de son royaume cause énormément d’incertitude pour celle qui joue à la perfection en saluant la foule avec nonchalance. Bernés, les pauvres, par ce curieux personnage dissimulé derrière un masque simpliste, de métal, recouvrant son visage entier hormis sa bouche et son menton, barré de profondes traces de griffes. Ses pas lents, mesurés, lourds, l’emmènent à son objectif, un synthétiseur posté là à sa demande.

Ses mains recouvrent les touches en y tirant déjà quelque réconfort. La musique envahit l’Amphithéâtre, synthétique, rappelant les sons des années 80. Un air à la fois grandiose et vieillot qui emplit l’espace de bruits excentriques, ronds, issus d’une autre époque. Ses mains répètent séquence avec énergie, la chanson se dessine de façon un peu plus claire, plus vibrante, plus assurée, et enfin Mascarade relève la tête vers Miss Anarchy, l’invite à se joindre, se joindre à elle dans sa mission inconditionnelle de la création et du malice, de l’abandon total de son âme à l’art. Leur art. La Coordination. Dans l’élaboration de cette pièce, elles ne seront néanmoins que les auteurs privilégiés de chorégraphies rocambolesques, les véritables artistes tardent à se découvrir de part et d’autre. La foule murmure, l’excitation, la pression, l’attente, viennent tendre l’atmosphère, et Mascarade rit de sous son masque qui dissimule sa nervosité. Un signal. Sa cape se fend alors, s’ouvre et se tend, deux ailes sombres qui surgissent dans son dos, d’un vert profond. Donnent l’apparence à la challenger d’un ange déchu issu des ténèbres, et le sourire qu’elle offre à Anarchy ne fait que confirmer ses mauvaises intentions. Un cri surgit de son dos, et la créature formant sa cape jusqu’à présent se détache, prenant son envol parmi les lueurs indélébiles des projecteurs. Restée au sol, sa dresseuse suit sa progression aérienne, subjuguée de sa présence, obnubilée par la vision de son prince des ténèbres parmi la lumière.

Gotham. Ses ailes claquent de façon sinistre. Le monstre des pires terreurs, celui issus des films de l’enfance de sa dresseuse, sous fond musical aussi approprié que déterré d’une autre époque. Gotham effleure les projecteurs en volant à leur hauteur, déstabilisant certains d’entre eux et provoquant la peur du public de voir certains d’entre eux tomber et s’écraser sur le terrain avant même le début des hostilités. Le Bruyverne se moque, son cri strident envahissant l’Amphithéâtre dans un appel tout aussi insolent que sa dresseuse à l’affrontement. Et que quiconque assez brave ou téméraire ne se risque à se mesurer à lui, qui projette son ombre démesurée contre le terrain en contre-bas, le regard rivé, hautain, en direction de Miss Anarchy. Gotham, le choix tout naturel pour Mascarade à l’instant où elle pourrait perdre pied. Son jeune protégé, dans sa sauvagerie, pour lui rappeler de n’avoir rien à craindre. Ils sont ici pour triompher, la reine de l’obscurité et son petit prince.

Modération:
 

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MessageSujet: Re: Codages   Mar 15 Nov - 14:10

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Everything's going to be fine
Respire. Parfois, il arrive à croire qu’il a oublié. Comment vivre, comment survivre à son émoi. Parfois, la douleur le clou sur place, forcé à l’immobilité, à la contemplation désespérée de ce qui aurait pu être. Encore maintenant, devant le poids de ses aveux, il se cambre et se résorbe, se détachant de son cousin pour lequel il entretient une rancœur silencieuse. Masque de Rosée lui appartient, son secret aussi, il ne veut pas devoir les partager. Le mal est fait, il risque tout à présent, la perte de tout ce qu’il a pu accomplir. Il se dit, au détour, qu’il ne pleurerait pas longtemps son titre, ou même son Clan si c’était pour la protéger, elle, des représailles possibles. Un jour, il se promet, ils auront tous les deux le courage de fuir sous le soleil levant d’une nouvelle matinée teintée d’espoir. Un jour égoïste il l’emporterait loin des siens, de leurs responsabilités mutuelles, un jour ils se contenterai d’eux-mêmes, lorsque la vieillesse aura terni leurs ambitions. Mais pour le moment, Étoile Sombre doit vivre loin d’elle et de ses petits, doit accepter l’inacceptable et poursuivre dans la direction que tous attendent de lui. Mais ses pattes, elles, continuent de le diriger jusqu’à elle, jusqu’à eux. Jamais il n’aura désobéi à son cœur autant que ces dernières lunes. Il se sent vidé, en proie d’une douleur telle qu’il ne saurait la vaincre. Pourtant elle s’apaise, d’elle-même, dans la promesse de revenir, inlassablement, pour le hanter.

Plus léger? Étoile Sombre ne se sent plus que telle une coquille vide. Sans énergie, en proie d’un engourdissement tel qu’il ne ressent plus rien. Il se contente d’observer Ouragan Astral d’un air las, ne relève la tête qu’à la mention de sa belle. Il a entendu ses dires, évidemment, mais ne trouve rien à y ajouter. Il se sait en droit de ressentir et ne regrettera jamais les instants de pur bonheur passés auprès de son amoureuse. Néanmoins il préfère peut-être ne plus y penser, à sa confidence. Aux conséquences possibles en découlant. Par contre, Masque de Rosée… Malgré la douleur de son souvenir, il sourit tendrement, le regard perdu dans l’horizon alors qu’ils reprennent leur progression vers la rivière. Pendant un long moment, le meneur se fait silencieux, à se demander s’il aura compris la requête de son lieutenant. Pendant quelques instants jaloux, il pense à elle, la garde pour lui.

«Une beauté drapée de noir surmontée de deux saphirs. Un corps élancé. Elle est à la fois farouche et douce. Je crois que je lui ai plus au premier regard. Elle n’était qu’une apprentie à l’époque. Puis elle a grandi, et c’est à mon tour de tomber sous le charme. Je ne sais pas ce qui s’est passé. Je crois qu’à force de jouer, je m’y suis brûlé les ailes, j’ai succombé. Elle est si belle, si forte. Elle a été présente pour moi lorsque je me suis senti seul au monde.»

Je soupire avant de me retourner vers Ouragan Astral. Lui qui est si rigide, parfois inaccessible malgré sa gentillesse. Je repense aux soupçons que j’ai eus à son sujet, à une affection privilégiée qu’il entretiendrait avec une chatte du Clan. Bien entendu, j’approuve cette esquisse encore hésitante de relation, leurs enfants feront de terribles guerriers une fois que les deux concernés seront un peu plus conscients de ce qui se trame entre eux.

«Je… Je ne sais pas que faire. Il va falloir que je la revoie, bientôt, ou je vais devenir fou. Il faut réintégrer les Assemblées et permettre aux Clans d’échanger à nouveau, il faut que je la revoie. Mais ce ne sera pas facile, pas avec ces spectres qui rôdent.»

Je frissonne en repensant aux menaces des étoiles noires. Puis je m’ébroue en tâchant de faire reculer mes sombres pensées.

«Et toi, cousin? As-tu déjà vécu l’amour? Je te souhaite ardemment de le trouver au sein de notre propre Clan. Bien plus facile ainsi.»
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MessageSujet: Re: Codages   Sam 10 Déc - 18:31

All good things (come to an end)

feat. Lya Lahaye

Ayant grandi parmi la misère, puis survivant à une dictature tout aussi injuste que brutale, je parvenais encore à conserver mon calme devant une situation qui aurait suffi à d’autres à jeter dans l’abysse de la misère humaine. Je pouvais témoigner d’une incroyable résilience face à des réalités dont d’autres préféraient se faire aveugle. Je connaissais la cruauté de ce monde, parfaitement même, savais même Lya dotée d’une incroyable chance. De tant de manières, ce scénario aurait pu mal tourner pour elle. Si l’homme l’ayant approché plus tôt avait mis la main sur elle, ou même s’il avait décidé de la tuer sur le champ, de la forcer à assister à la mort de ses parents, à la départir de son Évoli, à la blesser à jamais… Non, la jeune Lahaye conserverait encore peu de séquelles de cet événement même si je pouvais me douter qu’elle s’en souviendrait à jamais avec une certaine amertume. Mon objectif à présent consistait à limiter les dégâts et la placer en sécurité. Je ne pouvais me laisser consumer par l’injustice, même si quelque part il m’était très facile de faire le rapprochement entre cette fille d’un couple Résistant aujourd’hui sans parents à cause d’une action vengeresse de quelques soldats, et ma filleule qui pourrait un jour subir le même sort. Je préférais ne pas y penser, guettant la réaction de la jeune fille, bien plus paisible que je ne l’étais au départ. Je voyais progressivement une ouverture se former et je comptais prendre tout mon temps pour apprivoiser ce pauvre petit cœur blessé.

Je vivais un certain soulagement néanmoins de la voir saisir mon veston pour s’en couvrir. Voilà un pas concret dans la bonne direction. Je surprenais un regard mi-victorieux de la part de Melinda qui se tenait toujours à l’écart de notre discussion. Elle avait raison d’agir ainsi. Avec sa stature imposante, son ton de voix directif et autoritaire, ses yeux vifs et noirs… elle aurait probablement effrayé la gamine au point de la faire fuir. Pour ma part, ma douceur naturelle semblait porter ses fruits car elle reprenait la parole pour me questionner cette fois d’une réelle curiosité. Sa méfiance se tarissait je pouvais le sentir. Loin de moi de brusquer les choses, je venais plutôt me poser contre un gros rocher à un pas du buisson pour que nous puissions discuter librement, la jeune fille et moi. Sous l’œil curieux de la médecin, j’entamais avec Lya une discussion d’égal à égale. Je n’avais aucune raison de la prendre de haut ou de minimiser sa peur.

«Je réalise ne pas m’être présenté de façon adéquate, mademoiselle, j’espère que tu ne m’en tiendras pas rigueur. Je m’appelle Maxwell comme je te l’ai dit, Maxwell Young. Je suis un grand Coordinateur sur l’île, le Maître même. Ce que j’apprécie particulièrement est vendre du rêve à ceux qui le veulent bien. Je possède aussi un cœur généreux qui m’empêche de désirer du mal à autrui, particulièrement les enfants. Je partage aussi beaucoup l’opinion de tes parents, sur beaucoup de choses. Cela fait effectivement de moi ce que nous pouvons appeler comme un gentil. Sache surtout que je n’ai qu’une intention : te placer en sécurité.»

Je souriais, avant de lui tendre la main à nouveau dans une tentative tranquille et bien plus assurée que la première de l’extirper de sa cachette. De là où elle se trouvait, elle ne pourrait pas vraiment répondre à nos questions.

«Laisse-moi t’aider à te relever. Ce buisson t’a tenu en sécurité jusqu’à présent, mais tu n’en auras plus besoin. Je suis là à présent pour m’assurer que rien de fâcheux ne t’arrive. Tu peux dire que je suis ton… protecteur. À toi et Velvet bien sûr.»

J’espérais que ce soit suffisant, mais je me promettais de me montrer patient dans le cas contraire.

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MessageSujet: Re: Codages   Sam 10 Déc - 20:15

Oh, Hell no.
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I  R  I  S & E  T  H  A  N
Iris doit reconnaître, malgré toute sa mauvaise foi et ses évidentes réticences envers le jeune homme ayant causé la teinte particulière de son épiderme, que le seul véritablement en mesure de la comprendre à l’instant est bel et bien Ethan. De par sa condition particulière, celui-ci doit composer avec une transparence émotionnelle bien troublante pour lui et pour les autres. À l’instant où l’adolescente franchit la porte, elle éprouve pour lui un élan de compassion. Quelle malédiction que d’être constamment trahi par sa chevelure se plaisant à exprimer le moindre changement d’humeur. La Serpentard se complaît bien trop dans son anonymat pour imaginer ce qu’il peut faire d’attirer autant l’attention… et pourtant le garçon ne semble pas s’en émouvoir plus qu’il ne le faut. L’habitude peut-être, bien que la jeune fille soupçonne chez lui une sorte d’ouverture au monde absurde (ou peut-être un manque total des notions de dignité et d’amour-propre, à savoir) qu’elle ne comprendra jamais. Malgré ses apparences impassibles, Iris se soucie, profondément, de l’opinion des autres et tente encore de comprendre comment se faire apprécier, sans toutefois accepter ce besoin criant émanant de son enfance parmi une famille moldue ne l’ayant jamais appréciée. Même auprès des Quinzel, sa famille adoptive, la brunette se prive des contacts pour se réfugier derrière ses remparts, inaccessible. Un réflexe qu’elle ne perdra probablement jamais si la tendance se maintient.

Tandis qu’ils déambulent dans les couloirs en évitant le plus possibles les artères achalandées de Poudlard, Ethan semble obstiné dans sa conviction de lancer une conversation auprès de sa cadette. Cette dernière tente d’ouvrir la bouche afin de répondre à ces quelques questionnements sans toutefois y parvenir : le jeune homme enchaîne aussitôt sur une nouvelle idée. L’effervescence vocale de son vis-à-vis donne le tournis à Iris qui balbutie quelques mots dépourvus de sens qui ne seront probablement pas saisis par son interlocuteur de toute façon vu la façon dont il poursuit son discours, débordant d’enthousiasme. Lorsqu’enfin la tornade s’amenuise, Iris le considère de sous sa capuche, complètement désabusée, en papillonnant des yeux. Avec une timidité grandissante, elle se félicite de bien connaître le campus et qu’ils seront rapidement dans la salle de classe de potions, prêts à travailler sur cette fameuse concoction qui lui ferait reprendre une teinte normale. Maintenant que Ethan s’est tu, Iris ne sait pas du tout où débuter. Il a se montrer plus éloquent en quelques minutes qu’elle-même dans toute sa semaine. Hésitante, elle tente une réponse :

«Euh… oui… Je suis la sœur de Owen. C’est euh… bien si tu le connais. C’était quoi tes autres questions déjà? Pardon mais ton débit, ton flot de paroles me laisse quelque peu perplexe. Je n’ai pas exactement l’habitude d’autant d’éloquence parmi les membres de ma maison, vois-tu. Aussi, j’aime mieux ne pas discuter.»

Une fois de plus, la peau de l’adolescente se teinte de rouge. Elle tente de couvrir l’embarrassant phénomène sous sa capuche mais rien n’y fait. Entretenir une conversation avec un inconnu représente un défi de taille pour elle, ainsi elle décide de presser le pas (à la limite de la course d’ailleurs) afin de rejoindre plus rapidement la salle qui lui fait envie. Pour le reste du trajet, elle se terre dans un profond mutisme qui ne se brise qu’une fois devant la porte verrouillée de la salle de classe qu’elle s’empresse d’ouvrir grâce à un enchantement simple. Aussitôt, l’adolescente se précipite vers les chaudrons avec un sourire à peine dissimulé. Malgré la «gravité» de la situation, elle apprécie encore et toujours préparer des potions. Elle prépare son matériel et ouvre le livre à la bonne page.

«Tout à l’heure tu m’as demandé si j’étais douée en potions… Mon père est apothicaire et m’apprend tout ce qu’il faut connaître dans ce domaine. Le professeur connaît ce détail à mon sujet et me laisse souvent emprunter la salle de classe afin de m’exercer. D’habitude je l’avise d’avance, mais il comprendra aisément vu la situation que je ne l’ai pas fait cette fois. Il ne serait pas fâché.»

Car Iris, de par sa politesse et son talent naturel pour les potions, a tout de suite plu au professeur Slughorn. La jeune fille profite grandement de son statut de chou-chou auprès de lui et se plaît encore à le manipuler afin d’obtenir ce qu’elle désire. Pour une fois que son adorable bouille lui sert!

«Et euh… ne t’inquiètes pas pour euh… ton débit de voix. Ce n’est pas gênant, seulement je n’ai pas l’habitude. Par contre, pendant que je travaille, j’aimerais bien conserver un certain calme ici. Voudrais-tu bien m’assister pendant que je prépare la potion?»

Si Iris n’a pas dit «s’il vous plaît», son ton doux approche la gentillesse. Dans cette pièce pleine de vieux souvenirs, elle se sent bien plus à l’aise.
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MessageSujet: Re: Codages   Dim 11 Déc - 10:03

Le club des non-doués recrute
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I  R  I  S & B  E  N
Voilà que plusieurs de mes proches seraient fiers, ou du moins soulagés. Capable de se présenter comme un humain normal, Iris? Quelle nouveauté! Ce que ma famille n’a toujours pas compris à mon sujet est qu’en dehors de ma timidité naturelle, je ne vois souvent pas l’intérêt de faire connaissance avec autrui. Les relations sociales m’indiffèrent totalement, à quelques exceptions près. Je vois dans chaque lien plus intime quelque chose à y gagner, et voilà exactement ce que je repère auprès de mon vis-à-vis, qui hésite devant mon changement radical d’attitude avant de se présenter à son tour. Benjamin Jonhson. Un nom d’une telle simplicité qu’un doute se peint sur mon visage. Soit. On ne choisit pas ce détail de notre vie après tout. J’hausse les épaules sans relever l’incongruité de la chose. De toute manière, voilà quelques lettres dont je me souviendrai assurément. Je tâche de conserver une expression neutre, voire même froide et détachée, mais cette fois quelque chose m’attire à Benjamin de façon inexorable, le pouvoir et la violence en lui comme un aimant. À l’instar de certains de mes aînés tels que Tom Riddle que je me plais à admirer en raison de leur puissance, le garçon de Serdaigle a su gagner mon estime par sa détermination que certains appelleraient de l’indiscipline. Il semble ne rien craindre, même les combats inégaux qui signifieraient pour lui des blessures considérables. Je me demande comment il parvient à réfréner l’instinct parfaitement humain de s’auto-préserver pour se jeter tête première dans l’action.

À force de le fixer, je m’en gêne moi-même, néanmoins là où le Johnson possède une force de caractère impressionnante, je n’ai que l’inconfort comme arme pour assurer ma place dans ce monde. Et j’y parviens souvent très bien. D’ailleurs, le jeune homme a détourné le regard. Il mentionne le Quidditch, ce qui cette fois me tire une moue désabusée et mal à l’aise. La moindre mention de ce sport me tire des frissons d’angoisse. Lors des journées de match, je m’isole dans mon dortoir en espérant ne pas en entendre parler. Il me fige d’effroi d’imaginer ces sorciers sur leurs balais, à plusieurs mètres du sol… Comment parviennent-ils à ne pas craindre la chute? La chute d’ailleurs inévitable, à en briser tous les os. Je frissonne et tâche de rétablir l’impassibilité de mes traits, mais mes yeux me trahissent. Peu importe où je fuis, ma terreur des hauteurs me suit.

«Bien sûr, Benjamin Johnson n’a rien à craindre. J’aimerais tout de même savoir comment tu fais. Comment tu parviens à instaurer la peur chez les autres?»

À cette question, j’abandonne mes dernières réticences envers le Quidditch pour me concentrer sur le sujet qui m’intéresse davantage. Benjamin. Peut-être qu’en partageant son secret, je parviendrai à susciter la même crainte chez mes semblables. Néanmoins, je soupçonne de ne jamais parvenir au même effet. Quelque chose dans ce qu’il dégage, le glacier de son regard, sa posture menaçante… Je ne possède rien de ces quelques détails. Je me demande s’il s’en rend compte même.

«Avec un tel pouvoir, tu dois avoir la paix. La sainte paix. Tu es chanceux, tu sais? Si j’avais ta capacité à faire peur aux autres ainsi, je serais tranquille.»

Je soupire. Mais non. On s’obstine encore à me sous-estimer, et par le cas même à me trouver sympathique. Peu réalisent que mon seul objectif est la solitude. Pourtant je lui parle, à lui.
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MessageSujet: Re: Codages   Dim 11 Déc - 11:00


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Best worst movie
feat. beaucoup de monde
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Pas bien difficile de remarquer qu’une réelle amitié unit Ludwig à la nouvelle venue, prénommée Alice. Les deux enfants s’entendent à merveille et le blondinet la complimente même sur son accoutrement. Quel gentleman! J’ignore d’où il tient cette caractéristique d’ailleurs. La gamine, elle, est franchement adorable, je dois appuyer l’allemand à ce sujet. Son père m’apparaît tout aussi sympathique (quoique je ne peux m’empêcher plusieurs regards vers sa chevelure incongrue, il ne défie pas les lois de la gravité là?) et surtout une véritable animosité l’anime envers Aloïs. Oh, ce dernier peut bien croire qu’il ne s’agit là que d’une rancœur d’avoir gagné la Compétition de Pêche de Zazambes, mais même moi ne suis pas assez puérile pour me contenter de cette raison. Non, le Coordinateur dégage quelque chose de profondément déplaisant que je ne saurais expliquer, et Faust comme il se présente semble confirmer mes réticences. Dans tous les cas j’assiste à la pique avec un sourire mi-amusé, mi-satisfait. Il ne faudrait que les lancer l’un contre l’autre pour compléter ma soirée, mais j’en oublie mon objectif. Liguer les connaissances d’Alexander les uns contre les autres ne m’apportera pas grand-chose au final qu’un bon spectacle. Il vaudrait mieux s’abstenir. Faust ainsi n’est qu’une connaissance du tortionnaire. Je me demande s’il ne fait pas partie du Régime, lui aussi, car sa tête m’apparaît étrangement familière. Sans m’en rendre compte, je le dévisage en cherchant… Mais c’est qu’il me fait penser à Clive, mais vraiment beaucoup. C’est étrange. Plus j’observe le châtain, plus je remarque des similitudes entre leurs traits. Réalisant que je deviens impolie, je reporte mon attention sur sa fille, plutôt, qui complimente ma chevelure.

«Ouais, ce sont mes vrais cheveux. Le matin, ils sont aussi fous que ceux de ton père, on dirait que j’ai la tête en feu. Enchantée Alice, moi c’est Cassey.»

Décidément, cette enfant me fait autant fondre que son ami Ludwig. Peut-être suis-je simplement sensible aux gamins, plus que je ne le laisse croire. Dans tous les cas, je leur préfère la présence d’un de mes collègues, le soldat Morgans qui s’approche de façon pathétique dans l’espoir de me séduire, encore une fois. Et dans d’autres circonstances, je n’aurais pas craché sur l’occasion de rire de lui et de ses tentatives répétées auprès de moi qui n’est pas toujours très agréable avec lui il faut dire, mais rien n’y fait. Il ne démord pas et je suis déjà lassée de toutes les occasions qu’il m’offre de m’amuser à ses dépens. Un jour, peut-être, il comprendra que je ne suis pas intéressée. Dans tous les cas, je n’ai pas trop le cœur de me montrer méchante avec lui aujourd’hui, je me contente de forcer un sourire et de détourner l’attention de moi.

«Oh mais pas autant que Alice, c’est elle la plus jolie, Ludwig tu as bien raison.»

Je lance un regard suppliant à Faust afin qu’encore une fois, il m’offre une distraction nécessaire à ce mauvais pas. Le pauvre, si ça se trouve je vais le coller toute la soirée afin de m’éviter les autres clowns qui peuplent cette salle. Tous des amis d’Alexander hein? Qu’est-ce que ça dit sur moi tout cela…

«Le synopsis? Euh…»

Voilà que je n’ai aucune aide à lui fournir, je n’ai jamais même pensé à questionner Alexander à ce sujet. Heureusement, le frère de la star nous éclaire un peu. J’ai du mal à croire ce qu’il raconte d’ailleurs, affichant une expression ouvertement perplexe devant ce qu’énonce l’enfant. Je sens venir le navet, mais après, le scénario, je m’en fiche bien. Tout ce qui m’intéresse est d’encourager Alex dans sa démarche. Par contre, le titre me tire un rire franc, et j’ai du mal à reprendre mon calme en me dirigeant à la place qu’on m’a assigné. Je suis Aloïs et Ludwig et prends place, impatiente d’entendre le discours de l’acteur. Je glisse à l’oreille de son jeune frère :

«Je te parie cinq Opals qu’il va vomir sur la scène.»

Et j’ai le culot de rigoler.

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MessageSujet: Re: Codages   Dim 11 Déc - 13:33

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One Step, Two Steps
Il était des choses que Foi ne parvenait pas à comprendre malgré ses nombreuses lunes libres. Des concepts si abstraits qu’il faut tout une vie à véritablement les saisir. Et la Rôdeuse, encore immature de par son confinement pendant la majorité de sa vie adulte, ne parvient à intégrer des notions telles que la coopération, l’entraide et la participation sociale, de même que l’acharnement et l’abandon à l’autre. Autant de mots ayant fondé l’Astre et dont elle ne possède encore qu’une compréhension approximative et simpliste. À la questionner, il devient évident pour elle et son interlocuteur que le concept ne s’inscrit pas encore dans son vocabulaire et encore moins parmi ses mœurs. Plutôt que de reconnaître sa faiblesse toute naturelle de par son vécu, la chatte grise et brune s’obstine dans son orgueil, incapable d’introspection quant à ses capacités. Lorsque Kyrielle d’Âmes, sa sœur et meneuse, lui demande d’agir en communion avec les valeurs primordiales de ce groupuscule encore en quête d’identité, Foi ne parvient pas à lui exprimer son incapacité à répondre à sa demande. Se braque plutôt devant l’autorité pourtant doucereuse de la dame rousse, se cambre sous des paroles injustes, acerbes et puériles. Encore à mener un combat qu’elle ne réalise pas se livrer à elle-même. Incapable de faire entendre raison à sa sœur sur «sa propre stupidité», aveuglée par sa rage, la Rôdeuse quitte prestement les galeries de pierre où les siens ont élu domicile et se lance une fois de plus dans l’inconnu, en quête de réconfort.

Et elle s’obstine. Dans sa douleur à ne rien voir, à surtout ne rien accepter de ses lacunes, tout ce qu’elle n’a jamais réussi à apprendre. Car on ne lui a pas montré. Certains guerriers de sa nouvelle patrie lui auront permis de maîtriser les notions de chasse et de combat nécessaire à sa fonction de Rôdeuse, mais lorsque les enseignements s’éloignent de cette formule classique, Foi se cambre et fuit. Parmi ses promesses, elle compte celle de ne jamais se laisser imposer quoi que ce soit par quiconque, et ce serment la brime sans qu’elle ne parvienne à le réaliser… comment le pourrait-elle parmi toute sa mauvaise foi et son obstination? Sous le couvert de ses frustrations, la rescapée souffre réellement, incapable de trouver sa place parmi ce groupe, surtout car elle ne se laisse pas intégrer. Interprétant toute forme de gentillesse ou d’ouverture de sa part telle une faiblesse. Mais elle s’épuise à mener son combat contre du vent. Ses pas la mènent vers la ville humaine où elle se poste, en périphérie, histoire de ruminer ses dires et concrétiser la rancœur qu’elle éprouve pour sa sœur de lait.

Foi n’a rien remarqué. À force de se couper du reste du monde, elle se fait aveugle à son environnement, et encore plus aux actions de ses camarades. Elle ne se doute pas être suivie alors qu’elle se poste sur la clôture d’une des maisons en périphérie de la ville. La famille de Bipèdes absente, elle a tout le loisir de considérer ce royaume d’un œil impassible. Quelque chose dans la brise sent bon. Elle n’a rien avalé depuis le lever du soleil, plusieurs heures auparavant. Quelques voix humaines se font entendre, lointaines. Elle n’a rien à craindre et se couche en état d’équilibre sur la palissade afin de mettre fin au tumulte interne qui menace de la faire chavirer.
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MessageSujet: Re: Codages   Lun 26 Déc - 14:33

There and back again

feat. Faust Donovan

Alors que le manoir se dessinait, sombre édifice contre le flanc boisé de la colline, la nervosité m’envahissait de nouveau. Je me campais contre la banquette du taxi sans savoir à quoi m’attendre. Ruby reposait contre mes genoux, attentive à la route. La jeune Absol veillait toujours sur moi et je l’avais choisi pour m’accompagner lors de mon retour à la maison dans l’objectif peut-être d’y prévenir un désastre, que ma compagnie saurait détecter. Pourtant elle scrutait les alentours d’un calme olympien qui ne suffisait pas à me rassurer. J’appréhendais énormément de retrouver ma vieille demeure, celle où j’avais vécu énormément d’expériences pour la plupart assez difficiles ces dernières années. Je craignais de replonger, certainement, au-delà de me confronter à mes souvenirs. J’étais remis désormais de ma rupture, autant qu’on peut s’en remettre évidemment. J’avais évité l’endroit si longtemps qu’à présent je craignais vraiment de renouer avec mon vieux manoir. Néanmoins quelque chose de profond et d’incommensurable me poussait à retracer mes pas, à revenir aux sources. Malgré mon anxiété palpable, je me sentais prêt. Il faudrait simplement serrer les dents quelque peu et combattre l’émotivité. Je caressais la tête de Ruby dans cette optique et elle ronronnait autant pour signifier son appréciation des caresses que pour me réconforter. Je lui souriais, heureux de sa présence. Elle rendait la chose bien plus aisée.

Elle se redressait d’un mouvement pourtant et mon regard suivi le sien vers l’entrée principale de la demeure. Il s’y était rassemblé un groupe important de journalistes armés de leurs blocs-notes et de leurs appareils photo. J’ignorais comment ils avaient su pour mon arrivée… Probablement qu’un employé de la maison avait chanté à ces rapaces qui sitôt le taxi en vue le bombardaient déjà de clichés. Je frissonnais, trouvant dans mon sac une paire de lunettes fumée afin qu’ils ne voient pas, dans mes yeux, la peur que je ressentais face à mon retour dans ce monde. J’attachai aussi ma chevelure argentée, maintenant à mes épaules et tachais de conserver mon calme. Mais je me sentais envahi. D’affronter les paparazzis faisait partie de ma description de tâches en tant que Maître Coordinateur pourtant cette fois je ne m’en sentais pas capable. La voiture s’arrêta et j’émergeai alors qu’un employé ouvrait la portière et me débarrassait de mes sacs. Sans un sourire, je m’approchais de la foule assemblée. Je remarquais enfin les fans, dont certains crièrent mon nom et saluèrent mon arrivée par des applaudissements chaleureux. Eux aussi, j’aurais préféré ne pas les voir. J’appréciais grandement leur dévotion mais je préférais largement la solitude dans un instant semblable où je retenais faiblement contre ma poitrine les derniers éclats de ma vulnérabilité. Sous les encouragements de la foule et les questions fourmillantes des journalistes, je tâchais de me maîtriser.

Ruby, à mes pieds, ne grognait pas mais ses iris rougeâtres trahissaient son animosité. Les questions fusaient à une telle vitesse que je ne pouvais saisir le sens d’aucune. De derrière mes lunettes fumées, ils ne pouvaient pas voir que mon regard s’était porté vers l’entrée de la demeure, bien au-delà de leurs présences bourdonnantes. Il me démangeait sérieusement de les planter là et de rejoindre l’intérieur où je pourrais retourner à mon ermitage habituel. Dans le brouhaha, une question émergea d’entre toutes, scandée par un jeune homme particulièrement agressif qui brandissait un microphone devant ma bouche. Les autres se turent aussitôt, pour en écouter la réponse.

«Monsieur Young, après votre maladie, votre rupture et une année décevante sans le moindre concurrent, qu’est-ce qui se prépare pour vous?»

Le silence. Je titubais presque devant la question, et «et quoi maintenant» perpétuel qui hantait nos existences. Je ne pouvais lui répondre. Je me sentais déjà las, fatigué, émotif. Je ne trouvais pas la moindre issue à ce questionnement, devant ce jeune journaliste ou devant moi-même. Si je prenais le chemin du retour, c’était plutôt par dépit, et non par conviction quelconque d’un tout nouveau projet sachant m’animer. Ainsi je restais silencieux, triste et perdu, à remercier le ciel pour ces verres fumés qui couvraient mes traits et ainsi ma détresse. Lorsque le garçon répéta sa question, je sus que je pourrais y échapper.

«Sans commentaires. S’il vous plaît, laissez-moi passer.»

Malheureusement, la foule se referma sur moi. J’étais prisonnier.

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Dernière édition par Kaylie Monroe le Mer 28 Déc - 20:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Codages   Mer 28 Déc - 16:12

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feat. Cadence Anew
Sitôt ses soupçons écartés que Wilson retrouve sa timidité naturelle. Maladroit auprès du genre féminin, il se sent rougir d’autant plus qu’il réalise la mademoiselle plutôt jolie. Par une sorte de machisme involontaire, il repousse l’hypothèse qu’elle pourrait être une admiratrice des forces ténébreuses œuvrant au sein de la capitale. Une dame d’apparence si douce et élégante n’aurait l’audace de se laisser emporter par les promesses creuses et méprisantes de Grindelwald n’est-ce pas? Sa mollesse face au regard azuré de la sorcière lui faisant face ne possède aucune excuse, mais heureusement pour le jeune homme et sa terrible naïveté, il n’y a véritablement aucune raison de la croire coupable. Sans son rempart professionnel, le policier se sent particulièrement démuni et maladroit lors de cette rencontre hasardeuse dans les rues de Londres. Il se complaisait parfaitement dans sa solitude, accompagné de seul son fidèle Patronus. Les derniers événements composant sa vie l’auront rendu quelque peu craintif face aux autres sorciers, peut-être un peu plus renfermé et méfiant qu’il ne l’était à une époque. Face à la médicomage il sent ses tendances naturelles reparaître toutefois, et sa sympathie habituelle l’emporter sur ses constantes terreurs de se trouver face à face avec un représentant des forces magiques obscures… et peut-être même le serpent ayant su recruter ses frères, les hommes les plus droits et les plus estimables à l’opinion du blondin. Sa souffrance de les avoir perdus, bien que silencieuse, influence ses gestes et jugements, fardeau quotidien dont il ne réalise pas pleinement le poids.

Sa surprise est entière en voyant l’écharpe de la jeune femme s’animer d’une vie lui étant propre. Dans un grondement farouche, la bête (une hermine drapée de blanc pour l’hiver) témoigne de son mécontentement envers le chien qui tourne autour de sa maîtresse. Patronus s’excite d’autant plus de découvrir la chose juchée contre ses épaules et se remet à japper malgré ses efforts pour se contenir. Wilson s’empresse de le siffler pour le rappeler à l’ordre. Parfaitement entraîné, le boxer s’assoit contre ses pattes arrières, la langue pendante et les yeux naïfs rivés vers son maître qui soupire, attendri malgré lui. Monsieur Callaham s’apprête d’ailleurs à lui répondre quand la blonde propose de reprendre leur marche afin de se réchauffer. Vrai que le temps se fait frisquet, mais le ciel couvert par d’épais nuages de neige empêche les températures de dégringoler davantage. Le policier se sent bien, même s’il doit s’avouer heureux d’avoir pensé à une écharpe. Il lui fait signe de reprendre sa route et lui emboîte le pas, guilleret de partager une part de son royaume, la nuit, avec elle.

«Monsieur… Callaham. Wilson Callaham, enchanté mademoiselle.»

Il lui tend la main, incapable de contenir sa joie. Ainsi Wilson oscille entre la peine incommensurable et les tourments, et l’enthousiasme habituellement réservé à la marmaille.

«Pour répondre à votre question, je suis souvent en proie d’insomnies. Tant qu’à rouler des heures durant dans mon lit, je préfère autant profiter de la quiétude de la nuit. Je ne m’attendais pas à y faire une rencontre néanmoins.»

Il rigole doucement, levant un regard admiratif sur la neige qui s’écoule du ciel en flocons épais qui forment rapidement un duvet contre ses cheveux et ses épaules. Un nuage de vapeur s’échappe de ses lèvres entrouvertes à chaque pas.

«Vous êtes donc médicomage à Sainte-Mangouste? C’est un beau métier… guérir les malades, rendre la santé et l’espoir aux gens… Tout à votre honneur.»

De par sa santé hardie, Wilson ne fut jamais sollicité à se rendre à l’hôpital des sorciers, hormis pour la naissance de ses neveux et nièces. Néanmoins ces rares instants ont suffi pour lui faire gagner l’estime des médecins et infirmiers là-bas. Le blond suit la jeune femme sans se soucier de leur direction. Il n’a pas l’intention de rentrer tout de suite de toute façon. Il n’est pas pressé de retourner à ses cauchemars.
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